La Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF), la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CIMA) et l’Autorité des marchés financiers de l’Union monétaire ouest-africaine (AMF-UMOA) ont conclu, mardi à Libreville, une convention de coopération destinée à renforcer la coordination entre les principaux régulateurs des marchés financiers et du secteur des assurances en Afrique francophone.
Signé au Palais des Congrès Omar Bongo Ondimba, cet accord instaure un cadre de collaboration permanente entre les trois institutions. Il prévoit notamment le partage d’informations, l’assistance technique, le renforcement des capacités ainsi que l’harmonisation progressive des pratiques de régulation entre les espaces CEMAC et UEMOA.
Prenant la parole à cette occasion, la présidente de la COSUMAF, Jacqueline Adiaba-Nkembe, a souligné la portée de cette initiative. « C’est un engagement commun. Ce n’est pas un symbole, c’est un acte, car la régulation financière est une affaire d’États et de souveraineté. Il s’agit d’une architecture de confiance entre les différents acteurs », a-t-elle déclaré.
Les responsables des trois institutions estiment que cette coopération permettra de mieux répondre aux défis communs auxquels sont confrontés les marchés financiers africains, dans un contexte marqué par la nécessité de mobiliser davantage de ressources locales pour soutenir les économies de la sous-région.
Malgré un potentiel d’épargne jugé important, une part significative de ces ressources demeure insuffisamment orientée vers le financement des entreprises, des infrastructures et des projets productifs. Les signataires entendent ainsi favoriser une meilleure complémentarité entre les marchés de capitaux et le secteur des assurances afin de stimuler l’investissement.
Représentant le ministre de l’Économie et des Finances, le secrétaire général dudit ministère, Michel Tsamba, a rappelé les ambitions des pouvoirs publics en matière de développement économique. « Le gouvernement conduit une politique économique qui vise à améliorer les conditions de vie des populations et le pouvoir d’achat des ménages », a-t-il affirmé.
À l’issue de la cérémonie de signature, les participants ont pris part à un atelier régional de haut niveau consacré au thème : « Mobiliser l’épargne au service de l’économie réelle ». Cette rencontre a réuni des représentants des gouvernements, des autorités de régulation, des opérateurs économiques, des universitaires ainsi que plusieurs acteurs du secteur financier africain afin d’échanger sur les mécanismes susceptibles d’accroître le financement des économies de la sous-région.