Le Gabon a consolidé sa position d’exportateur net dans ses échanges avec la Chine au cours des six premiers mois de 2026. Selon les statistiques des douanes chinoises publiées par l’Observatory of Economic Complexity (OEC), le pays a enregistré un excédent commercial d’environ 685 milliards de FCFA, reflet d’une demande soutenue de Pékin pour les ressources naturelles gabonaises.
Entre janvier et juin 2026, les exportations gabonaises vers la Chine ont atteint 1,62 milliard de dollars, soit près de 910 milliards de FCFA. Dans le même temps, les importations de produits chinois se sont établies à 395,5 millions de dollars, l’équivalent d’environ 225 milliards de FCFA.
Cette balance commerciale largement favorable au Gabon demeure essentiellement alimentée par les exportations de pétrole brut, de manganèse, de bois transformé et d’autres matières premières stratégiques. Ces produits continuent d’occuper une place centrale dans les échanges économiques entre Libreville et Pékin, la Chine restant l’un des premiers partenaires commerciaux et le principal débouché pour plusieurs filières extractives gabonaises.
Au-delà de l’excédent commercial, les relations économiques entre les deux pays poursuivent leur dynamique de croissance. Sur les six premiers mois de l’année, le volume global des échanges a progressé de 10,3 %, témoignant du renforcement des liens commerciaux entre les deux économies.
Dans le détail, les exportations chinoises vers le Gabon ont augmenté de 15 %, portées notamment par les équipements industriels, les biens manufacturés et les produits de consommation. De leur côté, les importations chinoises en provenance du Gabon ont enregistré une hausse de 9,3 %, une progression plus modérée mais qui confirme la solidité de la demande chinoise pour les ressources gabonaises.
Si ces chiffres traduisent une performance commerciale favorable au Gabon, ils mettent également en lumière la forte concentration des exportations nationales sur les matières premières. Cette structure des échanges expose le pays aux fluctuations des cours internationaux et à l’évolution de la demande chinoise, principal moteur de cette relation commerciale.
Les autorités gabonaises poursuivent ainsi leur stratégie de transformation locale des ressources naturelles afin d’accroître la valeur ajoutée des exportations et de réduire progressivement la dépendance aux produits bruts. Le développement des filières de transformation du bois, des minerais et des hydrocarbures s’inscrit dans cette ambition de diversification économique.