Réforme de la CNAMGS : « Le véritable indicateur sera le nombre de Gabonais effectivement soignés », estime Franck Nguema

La restructuration engagée au sein de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) ne produira ses effets que si elle améliore concrètement l’accès aux soins des assurés, a estimé l’ancien député Franck Nguema, invitant les pouvoirs publics à faire de l’usager le principal bénéficiaire de la réforme.

Intervenant au lendemain de l’annonce de la création d’une task-force gouvernementale chargée de redresser la CNAMGS, il a considéré que la réussite de cette démarche ne devrait pas être appréciée uniquement à travers les équilibres financiers ou les réformes administratives, mais à partir de leurs effets sur les patients. « La réussite de la réforme ne devra plus être mesurée par le nombre d’assurés. Elle devra être mesurée par le nombre de Gabonais effectivement soignés », a-t-il déclaré.

Pour Franck Nguema, les difficultés que traverse la CNAMGS sont désormais connues de tous. Il relève que les autorités, tout comme les partenaires internationaux, reconnaissent la nécessité d’engager des changements afin de restaurer la performance de l’institution.

S’il salue les premières mesures annoncées par le gouvernement, notamment l’audit indépendant, la lutte contre la fraude, le renforcement du recouvrement des cotisations, la digitalisation des services et l’amélioration de la gouvernance, il estime que ces actions devront se traduire par une amélioration visible de la qualité des soins.

« Ces mesures répondent surtout aux difficultés de fonctionnement de la CNAMGS. Elles ne suffiront pas à répondre complètement à la question la plus importante : comment garantir que chaque assuré de la CNAMGS reçoive réellement les soins auxquels il a droit ? », a-t-il souligné.

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Selon lui, le défi ne réside plus dans le nombre de personnes affiliées à la caisse, mais dans leur capacité à accéder effectivement aux consultations, aux médicaments, aux examens médicaux et aux hospitalisations lorsqu’elles en ont besoin. « Avoir une carte CNAMGS ne signifie pas toujours pouvoir recevoir tous les soins dont on a besoin », a-t-il fait observer.

L’ancien parlementaire plaide ainsi pour une réforme orientée vers les résultats, avec des indicateurs mesurant la rapidité de la prise en charge, la disponibilité des médicaments, l’accès aux prestations et la satisfaction des assurés. « La meilleure assurance maladie n’est pas celle qui délivre le plus de cartes, mais bien celle qui soigne réellement et effectivement le plus de Gabonais », a-t-il conclu.

Franck Nguema invite donc à placer l’amélioration de l’expérience des patients au cœur de la transformation de la CNAMGS, afin que les réformes engagées se traduisent par un meilleur accès aux soins pour l’ensemble des bénéficiaires.

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