Réforme des finances publiques : Brice Clotaire Oligui Nguema siffle la fin de la récréation sur les exonérations fiscales

Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a engagé une nouvelle étape dans la réforme des finances publiques en ordonnant un audit général des exonérations fiscales et douanières accordées aux entreprises. Cette décision, annoncée à l’issue d’un Conseil de cabinet consacré aux régies financières, vise à améliorer la mobilisation des ressources internes et à renforcer la transparence dans la gestion des finances de l’État.

En présence du ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Thierry Minko, ainsi que des directeurs généraux des régies financières, cette rencontre avait pour objectif de faire la chasse au gaspillage des deniers publics et réorienter les priorités vers le développement national.

Les exonérations dans le viseur, identifier et supprimer les abus

La politique des cadeaux fiscaux va devoir se justifier. Le président de la République a instruit la réalisation d’un audit exhaustif afin d’évaluer la pertinence économique de chaque avantage octroyé. L’objectif est double: séparer les exonérations qui soutiennent réellement le tissu économique local de celles qui, bien qu’arrivées à échéance, continuent de priver indûment les caisses de l’État de ressources substantielles.

Pour le chef de l’État, il s’agit non seulement d’accroître les recettes publiques, mais aussi de restaurer le principe fondamental de l’équité fiscale entre les opérateurs économiques.

Au-delà de la rationalisation des niches fiscales, l’accent a été mis sur la modernisation des outils de contrôle. Brice Clotaire Oligui Nguema a exigé une accélération franche de la transformation numérique au sein des administrations financières : la digitalisation des procédures pour simplifier les démarches des usagers ; l’interconnexion des régies pour garantir un partage sécurisé et fluide des données et la transparence accrue pour lutter plus efficacement contre la fraude et l’évasion fiscale.

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Parallèlement, face à la surveillance des partenaires bilatéraux et multilatéraux, une stratégie rigoureuse de soutenabilité de la debt publique a été demandée aux directeurs généraux. Cette rigueur affichée vise à consolider la crédibilité financière du Gabon auprès de ses bailleurs de fonds tout en préservant ses équilibres budgétaires.

Financer les priorités sociales des Gabonais

Chaque franc CFA ainsi recouvré ou économisé aura une destination précise. Les autorités entendent axer cette plus-value financière sur les secteurs à fort impact social. Les investissements prioritaires cibleront l’éducation, la santé, la réhabilitation des infrastructures routières, ainsi que l’amélioration substantielle de l’accès à l’eau potable et à l’électricité pour les populations.

Pour s’assurer que ces orientations ne restent pas lettre morte, le président de la République a décidé que ce Conseil de cabinet dédié aux régies financières se tiendra désormais de manière mensuelle. Une nouvelle dynamique de gouvernance axée sur la culture du résultat, la performance et la redevabilité qui pourrait, à terme, être étendue à d’autres secteurs clés de l’appareil étatique.

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