Après quatre mois d’arrêt, la Société équatoriale des mines (SEM) est de nouveau autorisée à exercer ses activités. La reprise a été actée lundi 7 septembre 2026 par une convention signée avec le ministère des Mines et des Ressources géologiques. Cette décision intervient alors que le gouvernement prépare une réorganisation plus large de la filière aurifère.
La Société équatoriale des mines (SEM) peut désormais reprendre ses activités après quatre mois de suspension. La décision a été officialisée lundi 7 septembre 2026 par la signature d’une convention avec le ministère des Mines et des Ressources géologiques, au terme d’une période consacrée à l’examen du fonctionnement de la filière aurifère.
Cette suspension avait notamment permis aux autorités de dresser un état des lieux des activités liées à l’exploitation de l’or. Selon le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, les services techniques de son département ont consacré près de deux mois à l’audit des opérateurs actifs dans la recherche et l’exploitation aurifères.
La SEM aurait, durant cette période, adopté une attitude jugée responsable par les autorités. Cette position aurait contribué, selon le ministère, à préparer les conditions de sa reprise dans le cadre du nouveau dispositif envisagé pour le secteur. D’autres opérateurs pourraient également être autorisés à reprendre leurs activités après les évaluations conduites par les services compétents.
La reprise de la SEM intervient surtout dans un contexte de réforme de la filière. Le gouvernement prévoit notamment de renforcer le suivi de l’or produit au Gabon, avec un passage obligatoire par la raffinerie d’Angor, sous réserve de l’adoption du futur Code minier. Chaque lingot devrait notamment pouvoir être identifié grâce à un système de traçabilité, incluant un QR code destiné à renseigner sur son origine, son permis d’exploitation et son parcours commercial.
Les autorités envisagent également de mieux encadrer les transactions en mettant fin à l’achat direct d’or auprès des particuliers et en installant des comptoirs dédiés. La raffinerie devrait par ailleurs viser une production d’or annoncée à 99,999 % de pureté. Une partie de cette production pourrait, à terme, contribuer à la constitution de réserves d’or auprès de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Ces différentes mesures restent toutefois liées à l’évolution du cadre réglementaire, notamment à l’adoption du futur Code minier. L’enjeu pour le gouvernement est désormais de relancer l’activité tout en renforçant le contrôle et la traçabilité d’une ressource stratégique pour l’économie gabonaise.