La décharge de Mindoubé bientôt remplacée par celle de Nkoltang

Le mercredi 21 mai 2025, le ministre de l’Environnement, Mays Mouissi, a présidé une réunion stratégique consacrée à la gestion des déchets dans le Grand Libreville. L’un des points essentiels de cette rencontre portait sur la fermeture programmée de la décharge saturée de Mindoubé et la mise en service prochaine du Centre d’Enfouissement Technique (CET) temporaire de Nkoltang.

En présence du ministre de l’Habitat, Ludovic Megne Ndong, de représentants du ministère de l’Intérieur, du gouvernorat de l’Estuaire et de la société Clean Africa, le ministre de l’Environnement a conduit cette séance de travail axée sur l’examen des contraintes techniques et opérationnelles liées à la fermeture de Mindoubé, tout en préparant la transition vers le nouveau site de Nkoltang.

La décharge de Mindoubé, située dans le 5ᵉ arrondissement de Libreville, est en service depuis les années 1980. Elle reçoit quotidiennement entre 250 et 300 tonnes de déchets ménagers, en faisant le principal site de dépôt de la capitale. Mais après plusieurs décennies d’exploitation, la décharge a largement dépassé sa capacité, exposant les riverains à de graves risques environnementaux et sanitaires.

Face à cette situation critique, le gouvernement a décidé d’accélérer la transition vers le site de Nkoltang, situé à environ 28 kilomètres de Libreville. Conçu pour accueillir jusqu’à 250 000 tonnes de déchets par an, ce site temporaire abritera à terme le futur Centre de Traitement et de Valorisation des Déchets (CTVD), un maillon stratégique du dispositif national pour une gestion durable et moderne des déchets.

À l’issue des échanges, les ministres de l’Environnement et de l’Habitat ont réaffirmé la volonté du gouvernement de concrétiser ce projet structurant dans les meilleurs délais. Ils ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation interinstitutionnelle forte pour accompagner la mise en œuvre du projet.

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Dans cette optique, les autorités ont annoncé la création imminente d’un comité de pilotage interinstitutionnel. Ce comité aura pour mission d’assurer la coordination, le suivi technique et la supervision globale des actions liées à la fermeture de Mindoubé et à l’opérationnalisation du site de Nkoltang.

Par cette initiative, l’État gabonais confirme son engagement à faire face aux défis urbains et environnementaux, dans une logique de santé publique et de développement durable.

 

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