Le Gabon est en deuil. L’ancien ministre et figure emblématique de la scène politique nationale, Jean-De-Dieu Moukagni Iwangou, s’est éteint ce samedi à la clinique El Rapha à Libreville, selon plusieurs sources concordantes confirmées par ses proches. L’homme d’État, qui avait récemment subi deux interventions chirurgicales, laisse derrière lui l’image d’un patriote rigoureux, d’un intellectuel respecté et d’un acteur politique profondément attaché à l’État de droit.
Depuis la chute du régime Bongo, Jean-De-Dieu Moukagni Iwangou s’était retiré de la vie publique, observant un silence discret, mais éloquent. Loin des caméras et des débats houleux, il incarnait pourtant une génération d’hommes politiques pour qui la politique devait rester un engagement de conviction, et non de confort. Juriste chevronné, fin orateur et défenseur d’une démocratie responsable, il avait marqué les esprits par sa rigueur intellectuelle et sa fidélité à ses principes, même dans les heures les plus sombres de la vie politique gabonaise.
Sa disparition laisse un vide considérable au sein de la classe politique et du monde intellectuel gabonais. Pour beaucoup, Moukagni Iwangou représentait la figure du sage, celle d’un homme capable de concilier réflexion, exigence morale et engagement patriotique. En ces heures de tristesse, la nation perd non seulement un ancien ministre, mais surtout une conscience, un esprit libre dont la voix, même éteinte, continuera de résonner dans l’histoire politique du Gabon.