Boissons SOBRAGA non conformes en France : L’AGASA dit « conforme au Gabon », les consommateurs disent « expliquez-nous »

L’affaire des boissons SOBRAGA refait surface après les déclarations de Mme Eyang Noutchet Marcelle, qui affirme avoir exporté certains produits vers la France. À l’origine de la polémique : un signalement de non-conformité aux normes européennes. Si les autorités gabonaises assurent que les boissons concernées ne présentent aucun risque sanitaire, de nombreuses questions demeurent sur les écarts de normes et leurs implications pour les consommateurs.

L’AGASA a examiné le dossier et conclut que les boissons Zombies, Banana Mama et Gin Tonic ne contiennent aucune substance cancérigène. Selon l’agence, elles sont conformes au Codex Alimentarius de l’OMS et de la FAO, référence réglementaire en vigueur au Gabon. SOBRAGA de son côté, balaie le débat sanitaire, le problème viendrait d’une exportation hors circuit officiel, pas de la qualité des produits. Mais les Gabonais veulent des réponses, pas des rappels.

L’AGASA insiste sur l’ancienneté de l’affaire. SOBRAGA brandit ses certifications ISO 9001 et FSSC 22000. Des arguments de défense, pas d’explication. La vraie question reste en suspens, si certains dosages dépassent les seuils européens, quel est le risque réel pour la santé ? Entre « non conforme » et « dangereux », il y a un monde. C’est ce monde-là que les consommateurs demandent qu’on leur explique, chiffres et avis d’experts indépendants à l’appui.

Autre zone d’ombre, SOBRAGA dit « hors circuit officiel ». Sauf que les bouteilles sortent bien de ses usines. Le problème porte donc sur le contenu au départ, pas juste sur le trajet. Certifications d’un côté, non-conformité ailleurs de l’autre. Ça laisse un goût d’inachevé. Si la justice gabonaise a conclu à l’absence de risque, qu’on rende publiques les analyses.

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Pour des boissons bues chaque jour par des millions de Gabonais, la confiance ne se décrète pas dans un communiqué, elle se construit avec des preuves.

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