Un important incendie a ravagé, dernièrement, une partie de la base-vie du Centre multisectoriel de formation et d’enseignement professionnel de Ntchengué, à Port-Gentil, causant d’importants dégâts matériels au sein de cet établissement dédié à la formation professionnelle des jeunes gabonais. Selon les témoignages recueillis par nos confrères de L’Union auprès des occupants du centre, les flammes se sont propagées avec une rapidité inquiétante, contraignant le personnel présent à réagir dans l’urgence pour circonscrire le sinistre et préserver les autres installations du site.
Dès les premiers signes de danger, l’alimentation électrique générale de l’établissement a été coupée par mesure de précaution, une décision qui aura permis de limiter les risques d’électrocution et de faciliter une intervention plus sécurisée sur les lieux. La lutte contre le feu s’est étirée jusqu’en fin d’après-midi, au-delà de 17 heures, tant l’ampleur du sinistre aura mis à rude épreuve les moyens disponibles sur place. Au terme de ce combat contre les flammes, c’est bien la base-vie du centre qui aura payé le plus lourd tribut, plusieurs de ses installations ayant été purement et simplement anéanties.
Ce sinistre soulève cependant une question autrement plus préoccupante que celle des seuls dégâts matériels : celle de la capacité de réponse des services de secours. Selon les occupants du centre, les sapeurs-pompiers dépêchés sur place n’auraient pu intervenir efficacement, leur camion étant à court d’eau au moment critique. Une défaillance logistique qui aura contraint les agents du centre eux-mêmes à se mobiliser en première ligne pour tenter d’éteindre les flammes et empêcher leur extension aux bâtiments environnants, dans des conditions de fortune qui auraient pu tourner au drame.
Au-delà de la base-vie, l’incendie aura également endommagé le câble d’alimentation électrique de la station d’eau du centre, perturbant du même coup l’approvisionnement en eau de l’ensemble de la structure. Une conséquence collatérale qui illustre combien un sinistre localisé peut, par effet domino, fragiliser l’ensemble d’un système d’infrastructures interdépendantes, au détriment du fonctionnement quotidien d’un établissement de formation accueillant des dizaines d’apprenants.
Dès le lendemain, les responsables du centre ont procédé à un constat des dégâts afin d’identifier une solution provisoire permettant de rétablir, au plus vite, l’alimentation électrique de la station d’eau. Un raccordement de fortune a ainsi pu être réalisé sur la portion du câble demeurée exploitable, en attendant une réparation définitive conforme aux normes de sécurité électrique en vigueur. Reste que cet épisode, au-delà de l’urgence immédiate qu’il a imposée, interroge plus largement sur l’état de préparation des dispositifs de sécurité incendie dans les établissements publics de la capitale économique gabonaise, où la vétusté des équipements semble constituer un facteur de vulnérabilité récurrent