Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a remis mardi 1er juillet un important lot d’équipements médicaux de dernière génération à l’Institut des Maladies Infectieuses Professeur Daniel Gahouma (IMIPDG) et au Centre hospitalier universitaire d’Owendo (CHUO). Estimé à 18 milliards de francs CFA, cet investissement vise à renforcer les capacités du système de santé et à améliorer la prise en charge des patients.
Les deux établissements bénéficient désormais d’équipements destinés à l’imagerie médicale, à la réanimation, à la chirurgie, aux laboratoires et au diagnostic. Ces nouveaux matériels devraient permettre d’accélérer les examens, d’améliorer la qualité des soins et de réduire le recours aux évacuations sanitaires vers l’étranger pour certaines pathologies.

Au-delà de cette dotation, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse des équipements. Il a appelé les responsables des structures hospitalières à garantir leur entretien, leur maintenance et leur utilisation optimale afin de préserver cet investissement public.
Le président de la République a également dénoncé les détournements de médicaments destinés aux hôpitaux publics, estimant que ces pratiques compromettent l’accès des patients aux traitements et nuisent au fonctionnement du service public de santé. Il a exhorté les acteurs du secteur à faire preuve de responsabilité et d’éthique.
La visite a aussi été l’occasion d’aborder les conditions d’accueil des malades. Brice Clotaire Oligui Nguema a rappelé que la qualité de l’accueil participe au processus de guérison, avant d’instruire le rétablissement du service de restauration au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL) et au Centre hospitalier universitaire d’Owendo afin d’améliorer les conditions d’hospitalisation. Il a par ailleurs demandé que les médecins soient effectivement affiliés à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS).

Les échanges avec les professionnels de santé ont permis de faire remonter plusieurs difficultés auxquelles ils sont confrontés au quotidien. Les représentants du personnel ont notamment évoqué des préoccupations liées à la gestion des ressources humaines, au manque de reconnaissance, aux rémunérations et aux conditions de travail. En réponse, le chef de l’État a assuré que les réformes engagées dans le secteur de la santé se poursuivraient afin d’améliorer l’environnement de travail des agents et, par conséquent, la qualité des soins dispensés aux populations.
À l’Institut des Maladies Infectieuses Professeur Daniel Gahouma, la mise en service des nouveaux équipements sera accompagnée d’un programme de formation destiné aux équipes techniques. L’objectif est de garantir leur bonne utilisation, d’assurer leur maintenance et de renforcer progressivement l’autonomie des établissements en matière de technologies médicales.

Avec cet investissement, les autorités entendent poursuivre la modernisation des infrastructures sanitaires et améliorer l’accès à des soins spécialisés sur le territoire national, tout en renforçant les compétences des personnels et la performance des établissements hospitaliers.