La Direction générale du Commerce met en garde contre une recrudescence de faux contrôles administratifs

La Direction générale du Commerce (DGC) appelle les opérateurs économiques à faire preuve de vigilance face à une nouvelle vague d’arnaques orchestrées par des individus se faisant passer pour des agents de l’État. Dans un communiqué diffusé le 29 juin 2026, l’administration dénonce la multiplication de faux contrôles administratifs destinés à extorquer de l’argent aux commerçants de Libreville.

Placé sous le thème « Dialogue : de la transition à la consolidation de la gouvernance démocratique », cet échange a réuni une multitude d’acteurs tels que gouvernement, institutions, société civile, médias et experts internationaux et nationaux.

Selon la DGC, ces usurpateurs se présentent dans les établissements commerciaux munis de fausses cartes professionnelles et de faux ordres de mission afin de donner l’apparence d’un contrôle officiel. Ils ciblent principalement les épiceries, les alimentations générales, les boulangeries, les restaurants ainsi que les marchés, où ils réclament le paiement immédiat de prétendues amendes.

L’administration rappelle que cette pratique n’est pas nouvelle. En 2024, un premier réseau de faussaires avait été démantelé par les autorités avant que ses membres ne soient placés en détention à la prison centrale de Libreville. Malgré cette opération, de nouveaux cas d’usurpation ont été signalés ces dernières semaines, conduisant la Direction générale du Commerce à déposer une nouvelle plainte afin d’identifier les auteurs de ces agissements.

Face à cette recrudescence, la DGC réaffirme les règles qui encadrent les contrôles administratifs. Tout agent habilité est tenu de présenter un ordre de mission officiel ainsi qu’une carte d’assermentation avant toute intervention. L’administration insiste également sur le fait qu’aucune amende ne peut être réglée directement lors d’un contrôle sur le terrain.

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Le paiement d’une sanction administrative s’effectue exclusivement auprès du Trésor public, sur présentation d’un ordre de recette signé par le régisseur de la Direction générale du Commerce. Toute demande de paiement immédiat en espèces ou par un autre moyen doit donc être considérée comme suspecte.

En cas de désaccord avec les conclusions d’un contrôle, les opérateurs économiques sont invités à exiger une convocation officielle dans les locaux du ministère compétent plutôt que de céder aux pressions exercées sur place.

La Direction générale du Commerce recommande enfin aux commerçants de signaler sans délai tout comportement suspect aux forces de sécurité ou directement à ses services. Cette vigilance collective, souligne l’administration, demeure essentielle pour lutter contre les réseaux d’escroquerie qui portent atteinte aussi bien aux opérateurs économiques qu’à la crédibilité des institutions publiques.

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