BAD : le Gabon exige une accélération de l’exécution des projets financés par la Banque africaine de développement

Le gouvernement gabonais souhaite imprimer un nouveau rythme à l’exécution des projets financés par la Banque africaine de développement (BAD). Réuni le 29 juin à Libreville avec une délégation de l’institution panafricaine conduite par son administrateur-pays, Mamour Ousmane Ba, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des investissements afin qu’ils produisent rapidement des résultats concrets au bénéfice des populations.

Cette séance de travail s’est tenue en présence de la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Mvono, du ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, ainsi que des responsables de la BAD. Elle fait suite aux échanges intervenus récemment entre le président de la République et le président de la BAD, en marge des Assemblées annuelles de l’institution à Brazzaville.

Au centre des discussions figurait l’état d’avancement du portefeuille des projets financés par la BAD au Gabon, notamment ceux inscrits dans le cadre du Plan national de croissance et de développement (PNCD). Les autorités gabonaises ont exprimé leur préoccupation face aux retards constatés dans la réalisation de plusieurs chantiers jugés prioritaires.

Pour Hermann Immongault, les ressources mobilisées à travers l’endettement doivent impérativement se traduire par une amélioration tangible des conditions de vie des populations. Il a ainsi réaffirmé l’exigence du gouvernement en matière de performance, de transparence et de redevabilité dans la conduite des projets publics.

Le vice-président du gouvernement a présenté un plan d’action destiné à accélérer les projets en souffrance, avec une attention particulière portée au Programme intégré d’alimentation en eau potable et d’assainissement de Libreville (PIAEPAL) ainsi qu’au chantier routier Ndendé–Doussala, considéré comme stratégique pour le désenclavement du sud du pays.

Lire Aussi:  Économie : la BAD prête à appuyer le développement de la filière avicole nationale

Concernant cette infrastructure routière, Hermann Immongault a relayé les préoccupations du chef de l’État sur les délais de réalisation. Il a estimé qu’une clarification des responsabilités entre les différents acteurs impliqués était indispensable afin d’identifier les causes des retards et d’améliorer le pilotage des travaux.

Le coordonnateur de l’action gouvernementale a également indiqué que l’État avait engagé une évaluation de ses propres mécanismes de gestion afin de corriger les dysfonctionnements susceptibles de ralentir l’exécution des projets. Selon lui, cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer la collaboration avec la BAD autour des principes de transparence, d’efficacité et de responsabilité partagée.

De son côté, Mamour Ousmane Ba a salué les réformes entreprises par les autorités gabonaises et réaffirmé l’engagement de la Banque africaine de développement à accompagner les priorités nationales. Il a indiqué que cette mission visait notamment à recueillir les orientations stratégiques du gouvernement afin de les présenter au Conseil d’administration de la Banque.

Le responsable de la BAD a également évoqué les grandes orientations de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), une initiative portée par l’institution pour renforcer le financement du développement sur le continent.

Partenaire financier de premier plan du Gabon, la Banque africaine de développement intervient dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’accès à l’eau potable, les infrastructures routières, l’agriculture, la formation professionnelle et le développement économique.

À travers cette réunion de suivi, le gouvernement gabonais entend faire de l’accélération des projets publics une priorité. Pour les autorités, l’objectif est de transformer plus rapidement les financements mobilisés en infrastructures et services capables d’améliorer durablement les conditions de vie des populations, tout en garantissant une gestion plus efficace des ressources publiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *