Gabon Economic Forum : le secteur privé appelé à soutenir les projets du PNCD 

La mobilisation des investissements privés en faveur du Plan national de croissance et de développement (PNCD) constituera l’un des principaux chantiers de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG). À l’occasion de la deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF 2026), le président de l’organisation patronale, Alain-Claude Kouakoua, a réaffirmé la volonté du secteur privé de participer à la transformation économique du pays, tout en soulignant la nécessité de créer un environnement propice aux investissements.

Le PNCD, feuille de route économique du gouvernement, prévoit la réalisation de nombreux projets structurants dans des secteurs jugés prioritaires pour accélérer la diversification de l’économie gabonaise. Pour concrétiser ces ambitions, les autorités comptent sur une forte implication des opérateurs économiques nationaux et internationaux. Sur les quelque 27 000 milliards de FCFA nécessaires à la mise en œuvre du programme, près de 18 000 milliards de FCFA devraient être mobilisés auprès du secteur privé.

Dans cette perspective, Alain-Claude Kouakoua a annoncé l’ouverture imminente de discussions entre la FEG, le ministère de la Planification et le ministère de l’Économie afin d’identifier les mécanismes permettant d’encourager les investissements privés.

« Nous avons des discussions qui vont s’ouvrir, je pense, la semaine prochaine avec le ministre de la Planification pour justement discuter du plan du PNCD. Il y a des possibilités de levée de fonds, il y a des garanties qui posent problème. Ce sont des discussions qui vont être menées avec le ministère de la Planification et le ministère de l’Économie », a-t-il déclaré.

Pour le président de la FEG, la réussite du PNCD dépendra de la capacité des pouvoirs publics et du secteur privé à construire un partenariat durable, fondé sur la confiance et des règles claires. Les échanges à venir devront notamment porter sur les dispositifs de financement, les garanties attendues par les investisseurs ainsi que les conditions juridiques et fiscales susceptibles de sécuriser les capitaux engagés dans les grands projets.

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Sans dévoiler les conclusions des négociations en cours, Alain-Claude Kouakoua a indiqué que les investissements envisagés concernent des projets déjà identifiés par les autorités.

« À ce stade des discussions, je ne peux pas en dire davantage. Mais le chiffre de 18 000 milliards concerne des investissements structurants qui étaient déjà dans les cartons et dont les études ont été reprises. Je pense que nous devrions y aller », a-t-il expliqué.

Les secteurs ciblés couvrent une large partie de l’économie nationale. Agriculture, élevage, infrastructures routières, logistique ou encore développement des corridors de transport figurent parmi les domaines appelés à bénéficier de ces investissements, avec pour objectif de renforcer la compétitivité du pays, de soutenir la production nationale et de favoriser la création d’emplois.

Le président de la FEG a également tenu à rappeler que l’organisation patronale ne représente pas uniquement les grandes entreprises, mais l’ensemble du tissu économique gabonais.

« Il y a l’agriculture, l’élevage, les routes, la logistique, les corridors. La FEG, c’est tout un ensemble. Mais attention, ce ne sont pas seulement les grandes entreprises. Vous pouvez avoir des artisans, des petites et moyennes entreprises. L’adhésion est ouverte à tout le monde. La FEG est une corporation qui défend les intérêts de tous ses membres », a souligné Alain-Claude Kouakoua.

Au-delà du financement des projets, le patron des entreprises gabonaises estime que l’amélioration du climat des affaires demeure une condition indispensable pour attirer durablement les investisseurs. Il plaide notamment pour un cadre juridique stable, une fiscalité lisible et un dialogue permanent entre l’État et les acteurs économiques.

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« Nous allons faire des propositions, mais elles seront discutées avec le gouvernement. Nous sommes là pour l’accompagner. Lorsque des entrepreneurs veulent investir, le cadre juridique et le cadre fiscal sont essentiels. Nous allons poser les bases avec le gouvernement pour permettre aux entreprises d’investir davantage et de créer de la richesse », a conclu le président de la FEG.

Avce cette démarche, la Fédération des Entreprises du Gabon veut jouer pleinement son rôle d’interface entre les pouvoirs publics et le secteur privé afin de contribuer à la réussite des réformes économiques et à la mise en œuvre des projets structurants inscrits dans le PNCD.

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