Réunis en session budgétaire ordinaire le 18 avril 2026, les conseillers municipaux de la commune d’Oyem ont adopté le budget primitif de l’exercice 2026. La cérémonie, tenue à l’Hôtel de Ville, a été présidée par le préfet du département du Woleu, Brice Arcadius Moussirou, représentant le gouverneur empêché.
Au terme des travaux, les 39 conseillers présents ont approuvé par acclamation un budget équilibré en recettes et en dépenses, arrêté à 1 086 169 520 FCFA. Ce montant marque une légère baisse par rapport à celui de 2025, qui s’élevait à plus de 1,13 milliard de FCFA.
L’analyse des postes de dépenses révèle une structure que l’édile, Chen Sylvestre Mezui M’Obiang, souhaite réformer en profondeur. Actuellement, près de la moitié du budget (plus de 45 %) est absorbée par les charges de personnel et les indemnités des élus, tandis que l’investissement ne bénéficie que de 32,16 %. Le reste des ressources est alloué à l’entretien (16,94 %) et au fonctionnement courant (4,55 %). Pour le président du conseil municipal, ce déséquilibre est un obstacle majeur à la modernisation de la commune, le contraignant à privilégier la gestion du quotidien au détriment des grands projets structurants.
Face à ce constat, le maire a plaidé pour une mutation radicale du modèle de gestion, souhaitant passer d’une « mairie administrative » à une « mairie entrepreneuriale ». Sa vision à court terme est ambitieuse, il aspire à porter le budget municipal à plus de 4 milliards de FCFA d’ici l’horizon 2027.
Ce changement d’échelle financière vise à donner à Oyem les moyens de ses ambitions en matière d’infrastructures et d’amélioration du cadre de vie. Pour soutenir cet élan, les conseillers ont adopté l’intégralité des trente délibérations à l’ordre du jour, signalant ainsi leur adhésion à cette nouvelle dynamique de développement.