Le passage de Pierre Matthieu Obame Etoughe à la tête de la mairie de Libreville, bien que bref, aura été marqué par une volonté affichée de réforme et de redressement administratif. En cinq mois, l’édile sortant, démis de ses fonctions le 20 avril 2026, a conduit une série d’actions visant à remettre de l’ordre dans le fonctionnement de l’institution municipale, dans un contexte de fortes turbulences internes.
Parmi les réalisations mises en avant figure la réorganisation administrative, considérée comme un chantier prioritaire. L’équipe sortante a également entrepris la modernisation du fichier des ressources humaines, avec pour objectif une meilleure gestion du personnel municipal. Cette démarche s’inscrivait dans une logique de rationalisation et de transparence dans la gestion des effectifs.
Sur le plan financier, le maire sortant a insisté sur l’optimisation des partenariats, notamment à travers un mécanisme de répartition des recettes estimé à 70 % pour la mairie contre 30 % pour les prestataires. Une approche qui, selon lui, a permis de renforcer les capacités financières de la commune malgré l’absence de budget formel durant cette période.
Autre axe majeur : la digitalisation de certains services municipaux et l’acquisition de matériels via la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), en particulier pour soutenir les opérations d’assainissement de la ville. Ces initiatives visaient à améliorer le cadre de vie des populations tout en modernisant les outils de gestion urbaine.
Au moment de dresser son bilan, Pierre Matthieu Obame Etoughe a revendiqué une gestion rigoureuse, affirmant quitter ses fonctions sans laisser de dettes. Un passage éclair à la tête de la municipalité que Marie Françoise Dikoumba a salué, évoquant un travail « abattu » en un temps record, dans un environnement institutionnel particulièrement exigeant.