Université Omar Bongo en péril : l’UOB étouffe sous une insalubrité devenue ingérable !

À l’Université Omar Bongo, l’insalubrité est devenue un fléau qui gangrène désormais le quotidien des étudiants, des enseignants et de tous ceux qui fréquentent ce haut lieu du savoir gabonais. Située en plein cœur de Libreville, l’UOB, jadis symbole d’excellence académique, se trouve aujourd’hui confrontée à une dégradation inquiétante de son environnement. Les montagnes de déchets, les eaux stagnantes et les odeurs pestilentielles installent un climat de malaise général, incompatible avec les exigences d’un espace universitaire.

La première ligne de front de cette crise reste sans conteste les étudiants, contraints de réviser et de suivre leurs cours dans des salles dégradées et des couloirs envahis par les ordures. À leurs côtés, enseignants et personnels administratifs subissent quotidiennement les conséquences de cette insalubrité, qui altère non seulement leurs conditions de travail, mais aussi leur motivation. Les commerçants, eux, voient leurs activités fragilisées par la proximité des décharges sauvages qui dévalorisent leurs points de vente et inquiètent leur clientèle.

Les visiteurs occasionnels, notamment les parents d’étudiants, peinent à cacher leur désolation devant un environnement qui devrait, en principe, incarner la discipline, le sérieux et l’ambition intellectuelle. « Nous voulons juste étudier dans un environnement sain, pas au milieu des déchets », confie Kevin, étudiant en deuxième année de Lettres modernes. Son témoignage, loin d’être isolé, illustre le sentiment d’abandon partagé par la majorité de la communauté universitaire.

Aujourd’hui, l’UOB est submergée par l’accumulation d’ordures non collectées, la prolifération d’eaux stagnantes favorisant moustiques et infections, et l’état lamentable de ses infrastructures sanitaires. Les amphithéâtres, souvent surpeuplés, manquent d’entretien, tandis que poubelles débordantes et déchets épars façonnent un paysage quotidien indigne d’une institution de cette envergure. Cette situation accroît les risques sanitaires, allant du paludisme aux infections respiratoires, menaçant ainsi directement la santé des milliers d’usagers du campus.

Lire Aussi:  « Un étudiant, un ordinateur » : quand les actes succèdent enfin aux paroles

Si l’aggravation du phénomène est particulièrement visible depuis la rentrée universitaire 2025–2026, ses origines plongent leurs racines dans de longues années de maintenance insuffisante, de gestion défaillante et d’absence de solutions durables. Face à ce constat alarmant, un sursaut s’impose. Restaurer la dignité de l’Université Omar Bongo ne relève pas seulement d’une urgence sanitaire : c’est un impératif national pour préserver un espace essentiel à l’avenir intellectuel du Gabon.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *