L’accompagnement des étudiants sur les questions de santé, d’insertion et de bien-être pourrait bénéficier d’un cadre de coopération plus formel entre l’UNFPA et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Les deux parties ont engagé cette réflexion lors d’une rencontre tenue le 7 septembre 2026 à Libreville.
La consolidation des actions destinées à la jeunesse universitaire était au cœur de l’entretien entre le Pr Charles Edgar MOMBO et Dr Leila SAIJI JOUDANE, Représentante Résidente de l’UNFPA au Gabon depuis un an. Les échanges ont notamment porté sur les initiatives déjà conduites dans plusieurs universités et établissements d’enseignement supérieur, avec l’objectif affiché de mieux organiser leur déploiement et leur continuité.
Parmi les dispositifs présentés figurent les cliniques mobiles, les Espaces sûrs consacrés notamment à la santé mentale et à la sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive, ainsi que la plateforme numérique QG Jeunes. Celle-ci met à disposition des jeunes des informations relatives à ces questions, mais également des opportunités de stages et d’emploi. Ces différentes interventions constituent déjà des points d’appui pour renforcer l’accompagnement des étudiants.
Le principal enjeu soulevé lors de la rencontre concerne toutefois l’absence, à ce stade, d’un partenariat formel permettant d’encadrer l’ensemble de ces initiatives. Selon les éléments communiqués à l’issue de l’audience, cette situation limite leur coordination, leur pérennisation et leur portée auprès du public universitaire. Le Pr Charles Edgar MOMBO a néanmoins souligné la cohérence de ces programmes avec les orientations de son département, notamment en matière de services psychologiques, de stages-écoles et d’incubateurs universitaires.
Les deux parties ont ainsi convenu de travailler à l’élaboration d’un cadre formel de coopération dans les meilleurs délais. L’objectif annoncé est de donner davantage de cohérence et de durabilité aux actions existantes, tout en créant les conditions nécessaires à de futures interventions en faveur des étudiants. Les modalités précises de cet éventuel accord, notamment son calendrier, son contenu et les moyens qui lui seraient consacrés, restent à déterminer.