Transport urbain au Gabon : Taxigab face au défi d’une concurrence étrangère ?

Lancé pour structurer et nationaliser le secteur du transport urbain, le projet Taxi-Gab, porté par le chef de l’État, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une controverse. L’arrivée à Libreville d’une centaine de taxis importés par une association Bamoun du Cameroun soulève des interrogations sur la concurrence étrangère dans un secteur encore peu régulé.

Actuellement, aucun texte légal n’interdit à des non-Gabonais d’exploiter des taxis sur le territoire. Si certains évoquent un arrêté ministériel ancien en faveur de la nationalisation du secteur, sa validité demeure incertaine. Cette situation ouvre un débat juridique et politique : peut-on réserver cette activité aux seuls nationaux sans base légale explicite ?

Autre point de crispation : les tarifs élevés de Taxi-Gab, jugés peu accessibles. Un paradoxe s’installe alors entre volonté de souveraineté nationale et exigence d’accessibilité pour les usagers. Dans un pays à économie libérale, interdire l’entrepreneuriat étranger sans fondement législatif clair pourrait poser problème.

Deux voies se présentent : soit une loi encadrant l’activité en faveur des nationaux, soit un modèle inclusif basé sur des quotas, partenariats ou obligations fiscales renforcées. Quoi qu’il en soit, seule une intervention législative claire permettra de concilier justice sociale, souveraineté économique et liberté d’entreprendre. Le débat est lancé. Il appartient désormais au législateur de poser les balises d’une politique de transport urbain cohérente et durable.

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Un commentaire sur « Transport urbain au Gabon : Taxigab face au défi d’une concurrence étrangère ? »

  1. Arrêtez vos chicaneries, bon sang! L’intérêt supérieur de la nation doit commander le sens de vos pseudo opinions.

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