Le gouvernement gabonais engage une profonde restructuration du secteur de l’eau et de l’électricité. Réuni en Conseil des ministres le 25 juin, l’exécutif a adopté deux projets de loi mettant fin à la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) dans sa forme actuelle.
Cette réforme prévoit la création de deux sociétés d’économie mixte distinctes : la Gabonaise des Eaux, qui sera chargée de la production, du transport, de la distribution et de la commercialisation de l’eau potable, et Électricité du Gabon, qui assurera la gestion du service public de l’électricité ainsi que le développement des infrastructures énergétiques.
À travers cette réorganisation, les autorités souhaitent spécialiser la gestion des deux secteurs afin d’améliorer la qualité des services rendus aux populations et de renforcer la performance des opérateurs.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par les nombreuses difficultés rencontrées par la SEEG ces dernières années, notamment les coupures répétées d’eau et d’électricité, le vieillissement des infrastructures et les difficultés financières de l’entreprise.
Le gouvernement entend également renforcer la gouvernance du secteur avec la montée en puissance de l’Autorité de régulation du secteur de l’eau potable et de l’énergie (ARSEE), qui sera chargée de veiller au respect des normes de qualité de service, de réguler les tarifs et d’assurer le suivi des futurs opérateurs.
Avec cette réforme, l’État ambitionne de moderniser durablement les services publics de l’eau et de l’électricité, tout en créant un cadre plus performant pour répondre aux besoins croissants des populations et soutenir le développement économique du pays.