Face à une pression sociale étouffante et un déficit de 300 000 logements, l’acteur politique indépendant Louis Junior Clemenceau Owanga monte au créneau. Son projet phare : la création de l’Agence Gabonaise de Régulation Immobilière (AGARIM) pour mettre fin à l’anarchie des prix et protéger les locataires.
Au Gabon, le règlement du loyer représente entre 30 % et 45 % du revenu familial. Pour de nombreux ménages, chaque fin de mois est synonyme d’angoisse. C’est ce constat qui a poussé Louis Junior Clemenceau Owanga à présenter une proposition de réforme structurelle intitulée : « Soulager les ménages de la pression sociale ».
L’objectif est clair, celui de sortir le secteur immobilier de l’informel pour garantir l’accès à un logement décent à des coûts accessibles.
L’AGARIM : Le nouveau gendarme de l’immobilier
La pièce maîtresse de cette proposition est la création de l’AGARIM (Agence Gabonaise de Régulation Immobilière). Cette entité publique autonome aurait pour mission de réguler un secteur où, jusqu’à présent, « chacun dicte sa loi ».
L’agence s’articulerait autour de sept missions prioritaires, notamment :
- La fixation de la valeur locative et vénale des biens pour stopper la spéculation.
- L’homologation des contrats de bail afin de protéger les droits des consommateurs.
- L’établissement d’un barème géographique du prix du mètre carré selon les communes.
- La mise en place d’un Fichier National des Propriétaires-Bailleurs pour une politique du logement plus efficiente.
Un secteur en crise profonde
Avec une population composée à 70 % de locataires, le Gabon fait face à une expansion urbaine vertigineuse qui n’a pas été suivie par une offre de logements adaptée. Louis Junior Clemenceau Owanga souligne que l’État doit impérativement intervenir pour encadrer ce marché crucial.
« Il ne s’agit pas de décourager l’investissement immobilier, mais plutôt pour l’État de mieux encadrer un secteur aux multiples inconnues », précise l’acteur politique. Il reconnaît le droit des propriétaires à rentabiliser leurs investissements, mais insiste sur le fait que cela doit se faire de manière « juste et raisonnable ».
Soutien aux initiatives de la Transition
Tout en proposant ses propres solutions, Clemenceau Owanga salue les programmes immobiliers sociaux déjà impulsés par le Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema. Sa proposition se veut complémentaire aux efforts actuels, visant à instaurer une relation plus équitable entre bailleurs et locataires.
Pour cet acteur politique indépendant, la politique doit servir à porter des idées et des perspectives concrètes, « pas seulement pendant les élections ». Reste à savoir si cette proposition de création de l’AGARIM trouvera un écho favorable auprès des autorités compétentes pour transformer durablement le quotidien des Gabonais.