Mays Mouissi à la Vallée Sainte-Marie pour prévenir la crise des inondations

À l’heure où la saison des pluies met à rude épreuve les infrastructures urbaines, la Vallée Sainte-Marie attire à nouveau l’attention des autorités. Lundi 27 octobre, le ministre de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat, Mays Mouissi, s’est rendu sur le site du canal principal qui traverse ce quartier de Libreville, connu pour ses épisodes récurrents d’inondations. Cette visite, à la fois technique et symbolique, visait à évaluer les efforts d’assainissement entrepris dans une zone où la montée des eaux et l’accumulation de déchets menacent chaque année les riverains.

Aux côtés du Délégué spécial de la Commune de Libreville, Adrien Nguema Mba, et de la Directrice générale de Clean Africa, Anémone Ntoma Mengome, le ministre a inspecté les opérations de curage menées par les équipes techniques mobilisées sur place. Ces travaux, souvent invisibles mais indispensables, visent à restaurer la pleine capacité d’évacuation du réseau hydraulique. Mays Mouissi a salué la qualité de l’intervention et la réactivité des agents, soulignant que « la lutte contre les inondations ne se gagne pas seulement par des chantiers, mais aussi par la rigueur et la constance des équipes sur le terrain ».

Cependant, derrière cette opération d’envergure se cache un constat préoccupant : l’incivisme persistant des populations. Le ministre n’a pas mâché ses mots face à la prolifération des déchets domestiques dans les canalisations. « Chaque bouteille ou sachet jeté dans la nature finit par bloquer un canal. C’est un cercle vicieux qu’il faut briser », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité d’un changement profond des comportements. Selon lui, aucune infrastructure, aussi moderne soit-elle, ne saurait être durable si la population ne s’approprie pas la responsabilité de la propreté urbaine.

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Mays Mouissi a également mis en avant le rôle complémentaire des collectivités locales et des opérateurs privés dans la stratégie nationale d’assainissement. Il a appelé à renforcer les actions de sensibilisation et les campagnes communautaires pour favoriser une gestion concertée des déchets. « La propreté n’est pas une affaire d’État seulement, c’est un acte citoyen », a-t-il souligné, tout en saluant la coopération entre la Commune, le ministère et Clean Africa.

À travers cette action, le gouvernement réaffirme sa volonté de bâtir une ville plus propre et plus résiliente, où la protection de l’environnement devient une responsabilité partagée entre les institutions, les entreprises et les habitants.

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