Le Gabon semble franchir une étape décisive dans la modernisation de ses outils de planification, à travers la mise en œuvre du Recensement général de la population et des logements (RGPL 2026). À l’occasion d’une audience accordée le 10 avril 2026 dernier à la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, le directeur régional du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), Dr Sennen Hounton, a salué une opération qui se distingue par son innovation technologique et son ambition méthodologique.
Au cœur de cette reconnaissance, l’utilisation d’outils numériques avancés marque une rupture avec les pratiques traditionnelles de collecte de données. Le dispositif déployé repose notamment sur des tablettes numériques et des imprimantes portables, permettant aux plus de 5 000 agents recenseurs mobilisés sur l’ensemble du territoire de collecter des informations fiables, géolocalisées et immédiatement exploitables. Une évolution qui traduit une volonté affirmée de renforcer la qualité statistique au service de l’action publique.

La visite du centre de veille du recensement a particulièrement retenu l’attention de la délégation onusienne. « Je viens de visiter le centre de veille chargé du recensement général de la population et des logements, et je puis vous dire, en tant que directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, que nous aurons au Gabon un recensement de qualité et de très bonne couverture », a déclaré, avec satisfaction, M. Hounton.
Au-delà de l’innovation technologique, c’est toute une architecture organisationnelle qui semble avoir été pensée pour garantir la fiabilité et la sécurisation des données. Les installations techniques dédiées, notamment celles consacrées à la protection des équipements numériques, témoignent d’une approche rigoureuse, visant à réduire les risques de perte ou de manipulation des informations collectées.
« Je tiens donc à féliciter le gouvernement pour cet investissement majeur, qui permettra au Gabon non seulement d’améliorer la planification, mais aussi de mieux mesurer les problématiques », a-t-il souligné. Cette reconnaissance internationale conforte les autorités dans leur ambition de faire du RGPL 2026 un levier stratégique pour la transformation des politiques publiques.
À terme, les données issues de cette opération devraient constituer un socle essentiel pour orienter les décisions de l’État. Qu’il s’agisse de la planification des infrastructures scolaires et sanitaires, de l’aménagement du territoire ou encore du développement local, le RGPL 2026 apparaît comme un instrument clé pour mieux anticiper les besoins des populations et renforcer l’efficacité de l’action publique dans un contexte de mutation économique et sociale.