Le gouvernement accélère le dossier des infrastructures universitaires, les 29 et 30 juin, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Charles Edgar Mombo, a réuni les entreprises impliquées dans la construction et la réhabilitation des établissements publics afin d’examiner les conditions de reprise de plusieurs chantiers à l’arrêt ou en ralentissement.
Ces rencontres s’inscrivent dans la volonté des autorités de remettre en mouvement des projets jugés prioritaires pour améliorer les capacités d’accueil des universités, grandes écoles et centres de recherche.
Plusieurs infrastructures concernées
Au cours de la première séance de travail, les discussions ont porté sur les laboratoires, les salles de cours, les résidences universitaires et les restaurants destinés aux étudiants. L’objectif affiché est d’accélérer la réalisation de ces équipements afin qu’une partie des travaux puisse être achevée avant la fin de l’année.
Pour permettre une reprise rapide des chantiers, le ministère a proposé aux entreprises un mécanisme de préfinancement des travaux. Les modalités de remboursement seront arrêtées avec les administrations compétentes, tandis que les créances déjà enregistrées devront être intégrées dans le règlement global des marchés.
Cette approche vise à éviter de nouveaux retards tout en tenant compte des engagements financiers déjà contractés par l’État.
Le chantier de l’Université d’Oyem de nouveau sur la table
La seconde journée de concertation a été consacrée au projet de l’Université d’Oyem, lancé il y a près de vingt ans sans avoir été mené à son terme.
Les échanges entre le ministère et les représentants de l’entreprise concernée ont porté sur les aspects techniques nécessaires à une reprise effective des travaux. Une nouvelle réunion associant les équipes techniques est annoncée afin d’établir un calendrier et de préciser les conditions de relance du chantier.
Réduire le retard des infrastructures universitaires
Au-delà de la reprise de quelques chantiers, ces concertations traduisent la volonté du gouvernement de remettre à niveau des infrastructures dont l’état ou l’absence pèsent depuis plusieurs années sur les conditions d’études et de recherche.
Le manque de salles de cours, de logements universitaires et d’équipements scientifiques demeure l’un des principaux défis de l’enseignement supérieur gabonais. La reprise des travaux pourrait contribuer à améliorer les capacités d’accueil des établissements, à condition que les engagements pris lors de ces concertations se traduisent rapidement par une reprise effective sur le terrain.