Koula-Moutou : deux hommes incarcérés après une tentative présumée de profanation de tombe

Deux hommes, âgés de 43 et 52 ans, ont été placés en détention à la grande maison d’arrêt de Koula-Moutou après leur audition, le 4 septembre. Ils sont poursuivis pour une tentative présumée de profanation de sépulture, après avoir été interpellés par les services de la Police judiciaire. Ils auraient reconnu les faits devant l’autorité judiciaire compétente, selon une source proche du dossier.

Thierry Moudiekou Modi, 43 ans, conducteur d’engins, et Marcel Mabiocko, 52 ans, tradipraticien, ont été incarcérés à la grande maison d’arrêt de Koula-Moutou au terme de leur audition, le 4 septembre dernier. Selon une source proche du dossier, les deux hommes sont inculpés pour tentative présumée de profanation de sépulture.

Leur interpellation serait intervenue la veille, à la suite d’une dénonciation. Les éléments de la Police judiciaire les auraient surpris, de nuit, alors qu’ils se trouvaient dans un cimetière public et auraient cherché à profaner une tombe.

Les faits présumés sont susceptibles de relever de l’article 291 de la loi 006/2020 du 30 juin 2020 portant modification de la loi 042/2018 du 5 juillet 2018 portant Code pénal en République gabonaise. Selon les informations fournies, cette disposition prévoit une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et une amende pouvant atteindre 10 millions de francs CFA pour la violation d’un tombeau ou d’une sépulture, sans préjudice des peines applicables à d’autres infractions qui auraient été commises concomitamment.

À ce stade, la procédure judiciaire suit son cours. Marcel Mabiocko et Thierry Moudiekou Modi auraient reconnu les faits devant l’autorité judiciaire compétente, toujours selon les informations communiquées. Leur placement sous mandat de dépôt intervient dans l’attente de leur jugement. Cette décision ne préjuge donc pas de leur culpabilité, laquelle devra être établie par la justice.

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L’affaire suscite par ailleurs des réactions favorables parmi des habitants de Koula-Moutou et de ses environs. Selon les témoignages rapportés, certains estiment que la procédure engagée constitue un signal à l’encontre des pratiques susceptibles de porter atteinte aux sépultures et à la mémoire des défunts. Les circonstances précises de l’affaire, notamment le mobile attribué aux deux suspects et les faits qui leur sont exactement reprochés, restent toutefois à établir par la procédure judiciaire.

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