Invité sur les ondes de la radio Urban FM, François Ndong Obiang n’a pas mâché ses mots. L’homme politique a livré une déclaration choc qui suscite déjà de nombreux débats. Selon lui, la plupart des fortunes au Gabon ne reposent pas sur l’entrepreneuriat véritable, mais sur le détournement de fonds publics.
« On vit dans une société des actes. Mais si ces actes sont posés grâce à de l’argent volé, moi je n’en suis pas fier », a-t-il lancé d’entrée. Pour lui, il est illusoire de parler « d’hommes d’affaires » dans le pays. « Montrez-moi une personne qui a bâti une industrie ou développé une véritable entreprise avec ses propres revenus. Il n’y a pas d’industriel au Gabon, il n’y a pas d’homme d’affaires. »
L’acteur politique estime en effet que la richesse visible chez certains Gabonais ne trouve son origine ni dans l’innovation, ni dans le travail acharné, mais bien dans des mécanismes illicites. « Où ont-ils trouvé l’argent pour poser ces actes ? » s’interroge-t-il, appelant à un débat public avec ceux qu’il accuse.
Pour marquer la différence, François Ndong Obiang affirme avoir construit son parcours sur un travail légal et légitime. « J’ai eu des emplois bien rémunérés, j’ai soutenu ma famille et aidé mon entourage, sans m’enrichir sur le dos de l’État. »
Au-delà de la polémique, cette sortie met une fois de plus en lumière une question récurrente au Gabon, celle de l’origine des grandes fortunes locales. Entre soupçons de détournements, admiration populaire et manque de figures entrepreneuriales crédibles, le débat sur la véritable notion « d’homme d’affaires » reste plus que jamais ouvert.