Henriette Ntsame Ovono dénonce une tentative de désaveu par la CNAMGS

Lors d’un point de presse tenu à Libreville le 25 juillet 2025 dernier, Henriette Ntsame Ovono a exprimé publiquement sa vive désapprobation à l’égard d’un communiqué qu’elle juge mensonger, émanant de la Direction Générale de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie et de Garantie Sociale (CNAMGS). Ce document, largement diffusé sur les réseaux sociaux, dément toute implication de la CNAMGS dans une opération d’immatriculation des personnes économiquement faibles (GEF), alors même que Madame Ntsame Ovono affirme avoir agi avec l’accord préalable de cette institution pour organiser une campagne dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville.

L’ancienne cheffe de quartier, très engagée dans les initiatives de proximité, rappelle que l’opération d’immatriculation qu’elle a initiée ne concernait pas tout le territoire national, mais spécifiquement les populations défavorisées de son arrondissement. Avant de communiquer publiquement sur cette campagne prévue du 28 juillet au 2 août 2025, elle affirme avoir obtenu l’accord formel de la CNAMGS, à la suite d’une correspondance officielle et du respect de toutes les conditions imposées. Elle précise avoir été contactée par les services compétents de la CNAMGS dès le 17 juillet pour organiser, en bonne et due forme, le programme de l’opération.

À sa grande surprise, l’opération a été suspendue sans justification solide, la CNAMGS évoquant une « trop forte communication » autour de la campagne. Pire encore, un communiqué non signé, portant l’en-tête de la CNAMGS, a circulé pour inviter les populations à la vigilance, sous-entendant que l’initiative de Madame Ntsame Ovono relevait de la désinformation. Cette dernière dénonce une tentative d’humiliation publique et s’interroge sur les motivations réelles de cette démarche, d’autant plus qu’elle aurait mené toutes ses actions dans le respect des procédures. Elle s’étonne également de l’implication indirecte du président de la République dans cette affaire, alors que son initiative visait justement à soutenir les efforts gouvernementaux pour redonner leur dignité aux Gabonais les plus vulnérables.

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Malgré cet épisode, Henriette Ntsame Ovono se dit déterminée à poursuivre son engagement aux côtés des populations du 6ᵉ arrondissement. Elle se décrit comme une « femme, une mère et une citoyenne solidaire », affirmant que son action ne relève d’aucune ambition politique immédiate. Qu’elle soit candidate ou non, élue ou non, elle revendique son rôle de figure locale disponible, à l’écoute et active, refusant de se laisser intimider par ce qu’elle qualifie d’attaques malveillantes. Elle appelle la population à la vigilance, à la vérification des faits et se dit prête à produire les preuves nécessaires devant la justice si cela devenait nécessaire.

Dans une dynamique constructive, elle annonce vouloir maintenir son programme d’information auprès des habitants pour expliquer les raisons de cette suspension, tout en appelant à l’intervention du Chef de l’État afin que cette opération d’immatriculation puisse être rétablie. Elle annonce également le lancement d’une nouvelle campagne d’identification des enfants issus de familles économiquement faibles dans le 6ᵉ arrondissement durant tout le mois d’août 2025. Pour Henriette Ntsame Ovono, le combat pour l’inclusion sociale et la dignité des plus vulnérables reste plus que jamais d’actualité.

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