Clément Awouma, un ressortissant camerounais tue ses trois enfants à Nzeng-Ayong

Un drame sans précédent secoue le quartier de Nzeng-Ayong, dans le 6ᵉ arrondissement de Libreville. Dimanche soir, un père de famille a reconnu avoir empoisonné le dîner servi à sa compagne et à ses cinq enfants. Trois des plus jeunes ont succombé, tandis que la mère lutte encore entre la vie et la mort. L’affaire, révélée par les premiers éléments de l’enquête, provoque stupeur et indignation.

Le principal suspect, Clément Awouma, ressortissant camerounais vivant en concubinage avec Alix Pama Niangui, a été interpellé par la police peu après les faits. Lors de son audition, il a admis avoir volontairement versé une substance toxique dans une marmite de riz. Mais il n’a donné aucune explication sur ses motivations. Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer la nature exacte du poison, saisi sur place et confié à la police scientifique.

La tragédie a frappé trois enfants en bas âge. Roy, âgé d’un an, Sara, trois ans et Daniel, quatre ans, ont été pris de convulsions peu après le repas. Malgré l’intervention rapide des secours, ils n’ont pas survécu. Leur mère, victime du même empoisonnement, a été hospitalisée dans un état critique. Sa vie reste suspendue aux soins reçus dans une structure médicale de Libreville.

Deux enfants ont échappé au drame. L’un avait été puni et n’a pas pris part au dîner. L’autre, incommodé par une odeur suspecte provenant du plat, a refusé de manger. Ces témoignages ont permis aux enquêteurs de reconstituer le scénario. Ils confirment aussi que le père avait insisté pour que le repas soit servi, ce qui a renforcé les soupçons des autorités.

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Après les faits, le suspect est revenu sur les lieux pour tenter d’effacer les traces de son acte. Il aurait remplacé la marmite contenant le riz empoisonné. Mais cette tentative de dissimulation n’a pas empêché son arrestation rapide par les forces de l’ordre. Les enquêteurs disposent désormais d’éléments matériels et d’aveux, mais restent confrontés à une question centrale : pourquoi un père de famille aurait-il choisi d’empoisonner les siens ?

À Nzeng-Ayong, l’émotion est à son comble. Les habitants, bouleversés, peinent à comprendre une telle violence domestique. Des rumeurs circulent sur d’éventuels conflits familiaux ou financiers, mais rien n’a été confirmé. Pour l’heure, la justice poursuit ses investigations afin d’établir les responsabilités et de lever le voile sur les motivations réelles d’un acte qui a ôté la vie à trois enfants et plongé tout un quartier dans le deuil.

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