Le rideau tombe sur une étape majeure de la transition politique au Gabon. Ce mercredi 30 avril, le Conseil interministériel, présidé par le Premier ministre Raymond Ndong Sima, a entériné la fin imminente du gouvernement de transition. Réunis dans une atmosphère empreinte de gravité et de solennité, les membres de l’exécutif ont dressé le bilan d’une mission exceptionnelle, menée dans un contexte de refondation nationale.
Face à un gouvernement réuni au complet, Raymond Ndong Sima a salué l’engagement de ses collaborateurs. « Nous avons œuvré avec responsabilité et dans un esprit de devoir pour remettre le pays sur les rails institutionnels », a-t-il déclaré, selon des sources proches de la réunion.
Point d’orgue de cette rencontre : la confirmation de la démission prochaine du Premier ministre et de l’ensemble de son équipe. Une décision attendue, inscrite dans le respect strict du calendrier de transition et des textes en vigueur. Ce départ, loin d’être précipité, marque une passation de relais vers une nouvelle phase politique, porteuse d’espoirs pour une démocratie plus stable et inclusive.
Ce Conseil interministériel n’a pas seulement servi de cadre à un bilan : il a aussi constitué un hommage à une gouvernance de transition, parfois contestée, parfois saluée, mais incontestablement historique.
Dans les prochains jours, l’attention se portera sur la suite du processus, à commencer par la formation d’un nouveau gouvernement. Ce moment charnière restera gravé dans l’histoire comme celui d’un exercice délicat de stabilité et de reconstruction, mené dans une période d’incertitude, mais animé par la volonté de restaurer la légitimité démocratique.
Le compte à rebours est lancé. Le gouvernement s’apprête à tirer sa révérence. Le peuple, lui, attend la suite.