En marge de sa mission aux Nations Unies, la ministre gabonaise de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, a présenté les grandes orientations du futur Plan national de croissance et de développement (PNCD), une stratégie qui ambitionne de mobiliser 17 000 milliards de FCFA d’investissements privés sur un programme global évalué à 27 000 milliards de FCFA.
Reçue en audience par Michel Xavier Biang, Représentant permanent de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) auprès des Nations Unies, la ministre a exposé la nouvelle vision économique portée par le Gabon, fondée sur la valorisation des ressources naturelles, l’attractivité des investissements et la création d’emplois durables. 
Un changement de paradigme économique
Face aux défis budgétaires et aux contraintes liées au remboursement de la dette publique, Louise Pierrette Mvono a défendu une approche reposant sur une meilleure exploitation du potentiel économique national.
Selon elle, le Gabon entre dans une nouvelle phase de son développement où les choix économiques devront répondre simultanément aux impératifs de croissance et aux attentes sociales des populations. « Nous voulons accélérer notre développement. Cela demande des ressources, mais nous devons également assurer le service de la dette tout en répondant aux besoins essentiels de nos populations », a-t-elle expliqué.
La ministre a insisté sur la nécessité d’opérer des arbitrages responsables afin de concilier équilibre financier et amélioration des conditions de vie des Gabonais.
Le secteur privé appelé à financer la transformation
Au cœur de cette stratégie figure le Plan national de croissance et de développement (PNCD), récemment finalisé. Évalué à 27 000 milliards de FCFA, ce programme prévoit que près des deux tiers de son financement, soit 17 000 milliards de FCFA, proviendront du secteur privé.
Pour atteindre cet objectif, le gouvernement entend mettre en avant les importants atouts du pays, notamment ses ressources naturelles, considérées comme le principal levier de mobilisation des investissements. « Le capital sur lequel le Gabon doit pouvoir mobiliser son action, ce sont nos capitaux naturels », a souligné la ministre.
Une croissance tournée vers l’emploi
Au-delà des indicateurs macroéconomiques, Louise Pierrette Mvono a rappelé que la finalité du PNCD reste l’amélioration concrète du quotidien des populations. Le plan vise ainsi à stimuler durablement la croissance économique, tout en favorisant la création d’emplois et l’élévation du niveau de vie.
« Nous voulons tirer la croissance du pays, non pas pour la croissance elle-même, mais pour améliorer les conditions de vie et créer des emplois », a-t-elle affirmé. Cette rencontre a également permis de réaffirmer la qualité des relations entre le Gabon et l’Organisation internationale de la Francophonie.
Michel Xavier Biang a salué la nomination de Louise Pierrette Mvono au sein du gouvernement du président Brice Clotaire Oligui Nguema, tout en se félicitant du rétablissement du ministère de la Planification, qu’il a présenté comme un département stratégique pour la coordination des politiques publiques.
Le Gabon poursuit son offensive diplomatique et économique afin de convaincre ses partenaires internationaux que le PNCD constitue désormais la feuille de route de la transformation économique du pays, avec l’ambition d’attirer davantage de capitaux privés au service d’un développement durable et inclusif.