Un ancien militaire de 54 ans a été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Yené, à Franceville, dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés de viol sur un mineur de moins de 18 ans. Le mis en cause, identifié comme Christian K., a été présenté au magistrat instructeur du tribunal de première instance de Franceville après plusieurs jours d’investigations menées par les services de gendarmerie.
Selon les éléments communiqués par des sources judiciaires, les faits qui lui sont reprochés se seraient déroulés le 25 juin dernier dans une habitation située au quartier Ombélé, dans le deuxième arrondissement de Franceville. La victime présumée est un garçon âgé de 12 ans, présentant un trouble du spectre autistique. L’affaire a été signalée aux autorités après une plainte déposée par la mère de l’enfant.
Interpellé par les agents de la brigade de gendarmerie d’Épila, le suspect aurait été placé en garde à vue pendant trois jours, période durant laquelle les enquêteurs ont procédé aux premières vérifications. À l’issue de cette phase, il a été conduit devant la justice avant son placement en détention préventive dans l’attente de la poursuite de la procédure judiciaire.
Le dossier comprend notamment un certificat médical établi par un spécialiste du Centre hospitalier universitaire Amissa-Bongo. Selon ce document, des constatations médicales font état de lésions et de blessures compatibles avec des pénétrations anales répétées. Ces éléments médicaux, versés à la procédure, ne constituent toutefois pas à eux seuls une déclaration de culpabilité et devront être examinés dans le cadre de l’information judiciaire.
Au regard des éléments recueillis au cours de l’enquête, le magistrat instructeur a décidé de maintenir le prévenu en détention provisoire. Christian K. est poursuivi pour des faits présumés de viol sur mineur de moins de 18 ans, une infraction prévue et sanctionnée par les articles 256 et 261 du Code pénal gabonais.
L’ancien militaire avait par ailleurs déjà été condamné en 1997 par le tribunal de première instance de Franceville à une peine d’un mois d’emprisonnement pour détention illégale d’une arme à feu. La procédure actuelle suit désormais son cours devant les autorités judiciaires compétentes.