Mouila : deux hommes condamnés avec sursis pour vol aggravé, relaxés du chef d’ivresse publique

Le Tribunal de première instance de Mouila a condamné deux prévenus reconnus coupables de vol aggravé à une peine de six mois d’emprisonnement, dont cinq mois assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 50 000 FCFA chacun, tout en les relaxant du délit d’ivresse publique manifeste.

Les condamnés, B.F., infirmier de 51 ans, et  A.R.M.P., mécanicien de 39 ans, étaient poursuivis dans une procédure engagée par le ministère public à la suite d’un cambriolage perpétré dans un débit de boissons de Mouila.

Selon les éléments examinés par la juridiction, les faits remontent à la nuit du 16 au 17 juin 2026. Le gérant de l’établissement avait constaté, au petit matin, que la porte de son commerce avait été forcée et que plusieurs boissons avaient été dérobées. Une plainte avait aussitôt été déposée auprès des services de la Police judiciaire de la Ngounié.

Les investigations ont conduit à l’interpellation des deux suspects, retrouvés en possession de plusieurs boissons alcoolisées correspondant à celles signalées comme volées. L’enquête a établi que l’un des prévenus aurait fracturé l’accès au bar à l’aide d’une tenaille, tandis que l’autre aurait assuré la surveillance durant l’opération.

Au cours de la procédure, l’un des mis en cause a reconnu les faits, alors que son co-prévenu, après avoir évoqué des pertes de mémoire, a finalement revu sa version des événements.

À l’issue des débats, le tribunal a estimé que les éléments constitutifs de l’infraction de vol aggravé étaient réunis. En revanche, il a jugé insuffisantes les preuves permettant de retenir le délit d’ivresse publique manifeste et a prononcé la relaxe sur ce chef d’accusation.

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Tenant compte des circonstances de l’affaire, la juridiction a accordé des circonstances atténuantes aux deux prévenus. Elle les a condamnés à six mois d’emprisonnement, dont cinq avec sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 50 000 FCFA chacun. Les intéressés ont également été condamnés aux dépens.

Le tribunal a, par ailleurs, rappelé aux parties leur droit de faire appel de cette décision dans les délais prévus par la loi.

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