Transport aérien : le Gabon instaure une redevance de 30 dollars pour renforcer la sécurité des aéroports

Le gouvernement gabonais a officialisé l’instauration d’une redevance passagère de 30 dollars américains, soit environ 18 000 FCFA, applicable aux voyageurs empruntant les vols internationaux à l’arrivée comme au départ de l’aéroport international de Libreville. Cette mesure vise à financer le renforcement des dispositifs de sûreté et à moderniser les systèmes de contrôle des passagers.

Pour le ministère en charge des Transports, les recettes générées permettront de déployer les systèmes Advance Passenger Information (API) et Passenger Name Record (PNR). Ces outils, recommandés par les instances internationales de l’aviation civile, facilitent la collecte et l’analyse des informations relatives aux voyageurs afin de prévenir les risques sécuritaires, de renforcer le contrôle aux frontières et de répondre aux exigences internationales en matière de sûreté.

L’exécutif entend, à travers cette initiative, poursuivre la modernisation des infrastructures aéroportuaires tout en consolidant sa stratégie de développement du secteur aérien. Cette ambition s’inscrit notamment dans la volonté de positionner Libreville comme un hub régional et d’accompagner l’essor de la compagnie nationale Fly Gabon.

Toutefois, l’application opérationnelle de cette redevance devra encore suivre les procédures prévues par l’Association du transport aérien international (IATA), organisme chargé de coordonner les mécanismes internationaux de tarification et de normalisation du transport aérien.

L’annonce de cette nouvelle contribution suscite déjà des interrogations parmi les compagnies aériennes et les usagers. Plusieurs observateurs redoutent un impact sur le coût des billets et, à terme, sur l’attractivité de la destination Gabon, dans un contexte où les taxes aériennes figurent déjà parmi les plus élevées du continent.

Pour les autorités, en revanche, cette mesure constitue un investissement destiné à améliorer durablement la sécurité des plateformes aéroportuaires, à renforcer la confiance des transporteurs et à adapter le pays aux standards internationaux de l’aviation civile.

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