GEF 2026 : quarante recommandations pour refonder le climat des affaires au Gabon

La deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF 2026), organisée samedi 27 juin au Palais des Congrès de Libreville par la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), s’est achevée sur l’adoption de quarante recommandations destinées à améliorer l’environnement des affaires et à soutenir une croissance durable. Réparties en huit ateliers thématiques, ces propositions constituent la « Déclaration de Libreville » et serviront de feuille de route au dialogue entre le secteur privé et les pouvoirs publics.

Tout au long de la journée, chefs d’entreprise, représentants de l’administration, partenaires techniques et financiers ainsi qu’experts ont travaillé sur les principaux défis auxquels fait face l’économie gabonaise. Les échanges ont porté sur la dette intérieure, la fiscalité, la sécurité juridique, l’investissement, l’entrepreneuriat, la formation, la protection sociale, les infrastructures et les perspectives de croissance pour la période 2027-2028.

Le premier atelier a fait de l’apurement de la dette intérieure une priorité afin de restaurer la confiance entre l’État et les entreprises. Les participants recommandent notamment un mécanisme accéléré de remboursement des crédits de TVA et des arriérés liés aux marchés publics, accompagné d’un comité national de suivi. Ils proposent également la restauration du compte séquestre de TVA, la révision de certaines mesures fiscales jugées pénalisantes et la suppression de taxes parafiscales considérées comme peu productives.

La sécurité juridique des investissements constitue un autre axe majeur des recommandations. Les participants souhaitent l’instauration d’un principe de stabilité réglementaire, la généralisation du principe selon lequel le silence de l’administration vaut accord, ainsi que la création d’un guichet unique numérique de l’investisseur. Ils préconisent également la digitalisation des tribunaux de commerce et un meilleur encadrement des procédures de recouvrement des créances.

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Les travaux ont également insisté sur la nécessité de renforcer la place des entreprises nationales dans la commande publique. Les recommandations prévoient une préférence nationale plus effective, une meilleure application du contenu local, la digitalisation de l’ensemble de la chaîne des marchés publics ainsi que la mobilisation de la diaspora gabonaise comme levier d’investissement.

Le développement des petites et moyennes entreprises figure également parmi les priorités retenues. Les participants proposent un parcours intégré pour les entrepreneurs, une réforme des structures d’accompagnement, un meilleur accès au financement ainsi qu’une ouverture accrue des marchés publics aux PME.

Les recommandations portent aussi sur le développement des compétences, avec la création d’une FEG Academy, la mise en place d’une plateforme numérique reliant entreprises et demandeurs d’emploi, ainsi qu’un rapprochement entre les établissements de formation et les besoins réels du marché du travail.

Les ateliers consacrés à la protection sociale ont appelé à une réforme du financement de la CNAMGS, à une meilleure traçabilité des cotisations sociales et à une simplification des démarches administratives pour les entreprises.

Enfin, les participants ont insisté sur la modernisation des infrastructures et de la logistique, en proposant notamment la digitalisation des corridors de transport, le développement de partenariats public-privé et la création d’un écosystème national de production de matériaux de construction.

Au terme des travaux, les acteurs économiques ont également défini plusieurs priorités pour le programme de croissance 2027-2028. Ils recommandent d’orienter davantage les investissements privés vers les secteurs stratégiques, de restaurer la confiance entre l’État et les entreprises, de renforcer les mécanismes de financement des PME et d’accélérer le développement des compétences nationales.

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À travers ces quarante recommandations, la Fédération des Entreprises du Gabon veulent faire du GEF un véritable cadre de concertation entre le secteur public et le secteur privé afin d’accompagner les réformes économiques engagées par le pays.

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