Libreville serre la vis aux bars et snacks : la mairie veut reprendre le contrôle de la nuit

La municipalité de Libreville s’apprête à lancer une vaste opération de contrôle des débits de boissons de la capitale. Derrière cette initiative annoncée par le maire Eugène Mba, se dessine une volonté de remettre de l’ordre dans un secteur souvent accusé de fonctionner en marge des règles administratives et des normes de tranquillité publique.

Depuis plusieurs années, les plaintes liées aux nuisances sonores, à l’occupation anarchique des espaces urbains et au non-respect des horaires de fermeture se multiplient dans plusieurs quartiers de Libreville. Bars, snacks et buvettes installés à proximité des habitations sont régulièrement pointés du doigt par les riverains, notamment pour la diffusion de musique à des volumes excessifs jusque tard dans la nuit.

À travers cette mission de contrôle annoncée comme imminente, l’Hôtel de Ville veut donc rappeler aux exploitants que l’activité de débit de boissons reste strictement encadrée par la réglementation gabonaise. Les responsables d’établissements devront notamment présenter plusieurs documents obligatoires, licence d’exploitation, police d’assurance, textes relatifs à la répression de l’ivresse publique ainsi qu’aux dispositions de protection de l’enfance.

La mairie insiste également sur les conditions d’exploitation des établissements. Les gérants devront veiller à insonoriser leurs locaux afin d’éviter les nuisances dans les zones résidentielles. Les horaires d’ouverture devront aussi correspondre aux catégories de licences obtenues, une exigence souvent ignorée dans certains établissements nocturnes de la capitale.

Au-delà du simple contrôle administratif, cette opération apparaît comme une tentative de régulation de l’espace urbain. Pour les autorités municipales, il s’agit aussi de lutter contre les dérives observées autour de certains débits de boissons comme la consommation excessive d’alcool, l’insécurité nocturne, les troubles à l’ordre public et la présence de mineurs dans des lieux inadaptés.

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Les sanctions annoncées se veulent dissuasives. Les contrevenants pourront écoper d’amendes pouvant atteindre 24 000 FCFA, d’une fermeture temporaire de un à trois mois, voire d’un retrait définitif de licence pour les cas les plus graves. La mairie précise que cette communication vaut déjà mise en demeure avant le début effectif des contrôles.

À Libreville, les prochains jours permettront de mesurer l’ampleur réelle de cette opération et surtout la capacité des autorités à faire appliquer durablement les règles annoncées.

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