Face aux nombreuses controverses qui éclaboussent le milieu religieux, le Conseil national des Églises pentecôtistes, évangéliques et de réveil (CNEPER) veut instaurer davantage de discipline dans l’exercice du ministère pastoral au Gabon. L’organisation annonce la création d’une carte professionnelle annuelle destinée à mieux encadrer les pasteurs et restaurer la confiance des fidèles.
Le Conseil national des Églises pentecôtistes, évangéliques et de réveil (CNEPER) engage une réforme visant à assainir le paysage religieux gabonais. Réuni récemment en travaux, l’organisme a décidé d’introduire une carte professionnelle pastorale annuelle afin d’identifier officiellement les responsables religieux reconnus par les instances compétentes.
À travers cette mesure, le CNEPER entend lutter contre la prolifération de faux pasteurs et les dérives de plus en plus dénoncées dans certaines communautés religieuses. L’objectif affiché est de responsabiliser les hommes d’Église dans l’exercice de leur mission spirituelle et de renforcer le contrôle sur les pratiques pastorales.
Selon le président du conseil, le révérend Gaspard Obiang, cette initiative répond à une crise de crédibilité qui fragilise aujourd’hui le ministère pastoral. Entre scandales financiers, instrumentalisation de la foi et conflits de leadership, plusieurs assemblées religieuses font régulièrement l’objet de critiques au sein de l’opinion publique.
La future carte professionnelle se présente ainsi comme un outil de régulation et de moralisation du secteur religieux. Pour les promoteurs du projet, elle permettra également de distinguer les pasteurs régulièrement établis de ceux exerçant sans véritable encadrement ecclésiastique ni formation reconnue.
Présent à la clôture des travaux, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a salué une démarche qu’il considère comme une contribution à l’assainissement du secteur religieux au Gabon. Une initiative qui pourrait ouvrir la voie à un meilleur encadrement des activités confessionnelles dans le pays.