La diaspora gabonaise se mobilise contre les restrictions des libertés

La diaspora gabonaise de France, sous l’impulsion de l’organisation Gab’Action, appelle à un grand rassemblement pacifique le samedi 25 avril à 12h. Les manifestants se rejoindront devant l’ambassade du Gabon à Paris, à l’angle de la chaussée de la Muette et de l’avenue du Ranelagh. Ce lieu hautement symbolique, déjà au cœur des protestations historiques de 2016, redevient le point de ralliement des citoyens expatriés inquiets par l’évolution du climat politique à Libreville.

Au centre des revendications figure la dénonciation d’un durcissement du régime et de la dégradation des libertés fondamentales. Le collectif pointe notamment des cas de détention qu’il juge arbitraires et préoccupants. Parmi eux, celui de l’activiste Bob Mengome, alias « Matricule 212 », dont les proches alertent sur l’absence de soins, ainsi que celui de l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze et président dz l’EPG, dont les conditions d’incarcération et l’isolement juridique sont vivement contestés par ses soutiens.

Au-delà des cas individuels, l’organisation s’inquiète d’un recul global de l’espace civique. La porte-parole, Éloïse Bouanga, dénonce des réformes législatives récentes, particulièrement dans le secteur du numérique. Selon elle, ces nouvelles dispositions visent à museler la critique sur les réseaux sociaux en exposant les citoyens à de lourdes sanctions. Pour les organisateurs, la diaspora doit agir comme une caisse de résonance face à un débat public qu’ils estiment de plus en plus restreint sur le territoire national.

Cette mobilisation illustre la force croissante de la diaspora gabonaise en tant qu’acteur politique majeur. En se structurant depuis les capitales européennes, ces mouvements entendent documenter et témoigner des réalités du pays devant la communauté internationale. Le rassemblement de samedi se veut strictement pacifique, invitant les participants à porter les couleurs du Gabon pour réclamer le respect de l’État de droit et la protection des libertés publiques.

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