Un jeune homme tué lors d’une chasse nocturne près de Moanda

Un nouveau drame lié à la chasse nocturne endeuille la province du Haut-Ogooué. Dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 février 2026, un jeune Gabonais d’une vingtaine d’années, prénommé Warren, a trouvé la mort à proximité de la ville de Moanda, après avoir été mortellement touché par un tir d’arme à feu. Le jeune homme aurait été confondu avec du gibier par un autre chasseur, dans des circonstances encore à élucider.

Les faits se sont produits dans une zone forestière située non loin de la gare ferroviaire de Moanda, un espace régulièrement fréquenté par des chasseurs. Selon les premiers témoignages publiés par le confrère GabonReview, ce qui devait être une sortie de chasse ordinaire a basculé dans l’irréparable lorsqu’un coup de feu a retenti dans l’obscurité des sous-bois, atteignant mortellement la victime. La violence de l’impact n’a laissé aucune chance au jeune homme, dont le décès a été constaté sur place.

D’après les éléments préliminaires communiqués par les autorités judiciaires, l’auteur présumé du tir est un Gabonais de 46 ans, identifié comme Roméo Braxy Lemboumba. Lors de ses premières auditions, celui-ci aurait déclaré avoir confondu Warren avec un porc-épic, animal fréquemment chassé dans la région. Une confusion attribuée à la faible visibilité et aux conditions particulièrement risquées de la chasse nocturne.

Aussitôt alertées, les forces de sécurité se sont rendues sur les lieux afin de procéder aux constatations d’usage. Le suspect a été interpellé et placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Moanda. Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Franceville a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire, afin de déterminer les circonstances exactes du drame, la légalité de l’arme utilisée et le respect des règles de sécurité encadrant l’activité cynégétique.

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Ce nouveau décès remet une fois encore en lumière les dangers inhérents à la chasse de nuit, une pratique répandue mais extrêmement périlleuse en raison du manque de visibilité et de l’absence fréquente de dispositifs de sécurité adaptés. Face à la répétition de ces tragédies, les autorités locales multiplient les appels à la prudence et au respect strict des consignes en vigueur, afin d’éviter que d’autres vies ne soient sacrifiées au nom du gibier.

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