Éducation nationale : Marcel Libama et Simon Ndong Edzo interpellés dans un contexte de tension sociale

Deux figures du mouvement syndical gabonais ont été interpellées entre lundi et mardi à Libreville, dans un contexte marqué par la persistance de la grève dans le secteur de l’Éducation nationale. Il s’agit de Marcel Libama, ancien leader syndical, et de Simon Ndong Edzo, cadre du Syndicat autonome des enseignants du Gabon (SAEG).

Selon plusieurs sources concordantes, Marcel Libama aurait été interpellé dans la journée du lundi 19 janvier à l’aéroport international de Libreville, alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays. Il a ensuite été conduit à la Direction générale des recherches. D’après une source judiciaire, l’ancien leader syndical serait poursuivi pour « entrave à l’accès à un lieu de travail » et « pressions exercées sur des agents non-grévistes », des faits présumés liés à son implication dans les actions de mobilisation autour de la grève des enseignants.

Quelques heures plus tard, à l’aube du mardi 20 janvier, c’est Simon Ndong Edzo, conseiller au Bureau national du SAEG, qui aurait été interpellé à son domicile situé dans le quartier Awoungou. Selon des sources syndicales, il aurait été conduit au camp Roux après son audition par les services de sécurité. Aucune communication officielle détaillée n’a encore été faite sur les chefs d’accusation retenus contre lui. Toutefois, son arrestation serait liée à ses prises de position publiques lors des dernières assemblées générales du mouvement.

Une vague d’interpellations dans le milieu syndical

Ces deux interpellations s’inscrivent dans une série d’actions judiciaires visant des responsables syndicaux engagés dans la contestation de la reprise des cours. Plusieurs organisations dénoncent une atteinte aux libertés syndicales et appellent à la libération des personnes interpellées. Du côté des autorités, il est rappelé que le respect de la liberté du travail et de l’ordre public demeure une priorité dans un contexte de tensions sociales prolongées.

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Un climat social toujours tendu

Ces arrestations interviennent alors que la crise de l’Éducation nationale reste entière. Malgré l’annonce de plusieurs réformes et mesures gouvernementales, une partie des syndicats maintient la suspension des cours, estimant que les engagements pris restent insuffisants. Dans l’attente d’éventuelles poursuites judiciaires ou de remises en liberté, ces interpellations pourraient peser lourdement sur l’évolution des négociations en cours et sur le climat social dans les établissements scolaires.

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