C’est un moment d’une rare intensité symbolique qu’a vécu la Louetsi-Wano ce week-end, à l’occasion du retour dans sa terre natale de Monsieur Edgard Moukoumbi, ministre du premier gouvernement de la 5ᵉ République. Accueilli par une population nombreuse et émue, issue de la commune de Lebamba, des cantons de la Louetsi-Soungou et de la Wano-Biroundou, le ministre a su marquer son territoire politique d’une empreinte profondément humaine. Loin des discours pompeux, il s’est présenté tel un fils revenant au bercail, pour se jeter, selon ses propres mots, « dans les bras de ses parents ».

Ce séjour dans la Ngounié n’a pas été un simple passage protocolaire. Il a revêtu une triple dimension : spirituelle, mémorielle et politique. À peine arrivé, Edgard Moukoumbi s’est rendu à la grotte mariale de la Paroisse Saint Augustin de Lebamba, un lieu intime de son enfance, pour une offrande à la Vierge Marie. Dans un geste rare en politique gabonaise, il a ensuite rendu hommage aux figures locales ayant marqué l’histoire administrative et culturelle de la région, en s’inclinant devant les tombes du Préfet Daniel Didier Roguet, de David Bombi à Nzengue, du Chef de canton Tsoubou, de Michel Lekounga, ainsi que du regretté artiste Kacki Disco. Ce parcours, entre mémoire et reconnaissance, révèle une conception enracinée de la politique : celle qui honore les aînés, les traditions et la continuité communautaire.

Mais c’est dans l’action que le ministre a véritablement donné corps à sa vision. En dotant le Centre Médical de Lebamba ainsi que les onze dispensaires des villages de la Louetsi-Wano d’un important don de plus de 11 millions de FCFA de médicaments, Edgard Moukoumbi montre que son engagement dépasse la parole. Il inscrit sa fonction ministérielle dans une logique de réparation et de redistribution immédiate, à rebours des pratiques dilatoires. Ce geste fort démontre que son ambition n’est pas de gouverner à distance, mais bien d’intervenir au plus près des besoins essentiels des populations.
L’apothéose de ce séjour a été célébrée lors de la messe dominicale à la paroisse Saint Augustin, là même où le ministre a passé ses premières années aux côtés de son grand-père, Étienne Moukoumbi, premier catéchiste Nzebi de la paroisse. Cette présence au sein de la communauté chrétienne vient parachever un message de proximité, de foi et de fidélité aux racines. Elle vient aussi rappeler que dans l’univers politique gabonais souvent caractérisé par la verticalité, il est possible d’incarner une autorité fondée sur l’écoute, l’humilité et le don de soi.
Dans un geste d’hospitalité républicaine, le couple Moukoumbi a offert un dîner au domicile familial de la Birundou, en présence de plus de deux-cents convives, parmi lesquels le Gouverneur de la Ngounié et les préfets de la Dola et de la Louetsi-Wano. Ce moment de convivialité est venu confirmer l’ancrage territorial du ministre, mais aussi sa capacité à fédérer autour de sa vision, au-delà des lignes partisanes. Ainsi s’est clôturé un séjour qui aura sans doute marqué un tournant : celui d’un retour aux origines pour y puiser la force d’un engagement renouvelé.