Le Gabon renforce ses moyens pour protéger ses ressources naturelles et lutter contre les trafics illégaux. De nouvelles infrastructures et un appui financier international viennent soutenir cette ambition.
Le Gabon renforce progressivement son dispositif de protection environnementale en misant sur des investissements structurants et une coopération internationale active. Face aux enjeux liés à la préservation de ses vastes espaces forestiers, le pays entend améliorer à la fois la gouvernance du secteur et l’efficacité de ses mécanismes de contrôle.
Dans cette perspective, un financement de 17,5 millions d’euros a récemment été mobilisé afin de soutenir le projet de Renforcement des infrastructures et des moyens opérationnels des structures déconcentrées (RIMOSD). Porté par les autorités gabonaises en partenariat avec Agence française de développement, ce programme vise à doter les services du ministère des Eaux et Forêts de ressources adaptées, notamment en matière d’équipements, de logements et d’infrastructures de travail, en particulier dans les zones reculées.
Cette initiative intervient dans un contexte où les capacités opérationnelles restent limitées sur le terrain, favorisant ainsi certaines pratiques illégales dans la filière forêt-bois. L’objectif est donc de renforcer la présence et l’efficacité de l’administration forestière afin d’assurer une meilleure application de la réglementation.
Parallèlement à cet appui financier, de nouvelles infrastructures ont été mises en service à Libreville le 25 mars 2026, sous l’autorité du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Parmi elles, une salle sécurisée destinée à la conservation des ivoires saisis, conçue pour garantir leur traçabilité et limiter les risques liés au trafic de faune sauvage.
Un autre dispositif majeur a également été inauguré : une salle dédiée au Système national de traçabilité du bois du Gabon (SNTBG). Cet outil permet un suivi précis du bois tout au long de son parcours, depuis l’exploitation jusqu’à son exportation, contribuant ainsi à renforcer la transparence et la légalité dans le secteur forestier.
La signature de la convention de financement s’est déroulée en présence de plusieurs responsables gouvernementaux, dont Thierry Minko et Maurice Ntossui Allogo, illustrant l’importance accordée à ce projet au plus haut niveau de l’État.
Avec près de 88 % de son territoire recouvert de forêts, le Gabon dispose d’un potentiel écologique considérable. Toutefois, la préservation de cet héritage naturel reste confrontée à des défis structurels. À travers ces nouvelles mesures, le pays affirme sa volonté de concilier exploitation des ressources et protection durable des écosystèmes, tout en consolidant ses partenariats internationaux dans le domaine environnemental.