Dans une interview exclusive accordée à Gabon24, le Directeur général de la Prison centrale de Libreville, le Colonel Ismaël Telesphore Ngoussi, s’est exprimé sur les accusations portées par Madame Sylvia Bongo Ondimba et Monsieur Noureddin Bongo Valentin. Ces derniers affirment avoir été victimes de torture durant leur détention, infligées par le régime du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le Colonel Ngoussi a fermement démenti ces accusations. Il a tenu à rétablir les faits en précisant que la présidence gabonaise ne dispose d’aucune prison secrète, et que les deux prévenus n’ont jamais été maltraités dans l’établissement pénitentiaire qu’il dirige. Il a également ajouté que Sylvia Bongo n’est pas réellement libre, puisqu’elle bénéficie uniquement d’une remise en liberté provisoire pour des raisons de santé, tout comme son fils : « Sylvia Bongo n’est pas sortie. Elle va revenir car elle bénéficie d’une remise en liberté provisoire à cause de son état de santé, elle et son fils. Ils reviendront dans nos locaux. Ils ne sont pas encore sortis », a-t-il déclaré.
Les accusations de torture, si elles venaient à être prouvées, représenteraient une violation grave des droits humains, contraire aux engagements internationaux du Gabon, notamment ceux liés à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Pour l’instant, les autorités pénitentiaires assurent que les procédures sont strictement respectées et que tous les détenus sont traités avec la même rigueur. Le colonel Ngoussi invite d’ailleurs les accusateurs à présenter des éléments concrets à la justice, tout en rappelant que l’état de santé de Sylvia Bongo a été pris en charge dans le respect des règles médicales.
Ce qui est en jeu ici, ce n’est pas uniquement la parole d’une ancienne Première dame ou de son fils, mais la crédibilité du processus judiciaire et la volonté affichée du nouveau pouvoir de rompre avec les pratiques du passé.