L’amphithéâtre de l’École Nationale d’Administration (ENA) et de l’École de Préparation aux Carrières Administratives (EPCA), situé au cœur de Libreville, a récemment été entièrement rénové. Ce lieu de savoir, longtemps marqué par l’usure du temps, a fait peau neuve. Désormais moderne, fonctionnel et adapté aux exigences pédagogiques actuelles, il incarne l’engagement du Président Brice Clotaire Oligui Nguema à repositionner l’éducation et la formation des cadres comme piliers essentiels de la refondation nationale.
Souvenez-vous, des soupçons de fraude avaient entaché le dernier concours d’entrée à l’ENA. Une ombre sur la transparence d’un processus censé incarner l’excellence et la méritocratie républicaine. Plusieurs mois plus tard, et malgré les proclamations des résultats, les lauréats n’ont toujours pas commencé leur formation. Le silence institutionnel qui entoure cette situation contraste avec le faste de la rénovation.
Alors que l’amphithéâtre flambant neuf semble prêt à accueillir une nouvelle génération d’élèves-administrateurs, le public s’interroge : cette réhabilitation marque-t-elle le prélude à une rentrée imminente ? Ou est-ce là un geste symbolique, sans lendemain immédiat pour ceux qui attendent toujours de franchir les portes de l’école ?

La rénovation est une avancée indéniable. Elle traduit une volonté politique. Mais pour qu’elle prenne tout son sens, encore faut-il que les jeunes Gabonais admis à l’ENA puissent enfin bénéficier de ces nouveaux espaces. Le symbole du renouveau ne peut être complet sans la concrétisation de la promesse éducative.
Au sein de la jeunesse gabonaise, l’impatience monte. Et si cette réouverture architecturale n’était que le début d’un vrai réveil institutionnel ? En tout cas, Le Gabonais reste à l’écoute, et continuera de suivre de près cette affaire.