Le vendredi 4 avril 2025, la Cour constitutionnelle de Corée du Sud a pris une décision historique en confirmant la destitution du président Yoon Suk-yeol. À l’unanimité, les huit juges ont jugé que l’ex-président avait violé les principes de l’État de droit en imposant la loi martiale en décembre 2024, une tentative de contrôle militaire sur le Parlement qui aurait pu déstabiliser la démocratie sud-coréenne. Cette décision marque un tournant dans l’histoire du pays et dégage un sentiment de soulagement parmi une large partie de la population.
La décision a provoqué une explosion de joie parmi les manifestants pro-démocratie sur la grande place de Séoul, où des scènes de danse, de chants et de pleurs de joie ont eu lieu. Les manifestants ont vu dans cette victoire judiciaire un retour à la stabilité démocratique, après plusieurs mois de manifestations et de tensions politiques. « Longue vie à la démocratie ! » ont scandé certains, tandis que d’autres, en larmes, se sont félicités de la décision, qualifiée de sauvetage pour le pays. « Cette décision a sauvé notre nation de la crise », a commenté un manifestant.
Cependant, cette victoire des partisans de la démocratie n’est pas sans soubresauts. Yoon Suk-yeol, après sa destitution, a exprimé des excuses publiques, mais son héritage reste teinté de controverses. L’ex-président fait face à un procès pénal pour « insurrection », un crime passible de la peine de mort. En attendant, une élection présidentielle anticipée se profile dans moins de deux mois, avec Lee Jae-myung, leader du Parti démocrate, en position favorable pour succéder à Yoon.
Mais au-delà des réjouissances des uns, la situation reste volatile. Des manifestations de soutien à Yoon Suk-yeol, parfois violentes, ont aussi éclaté dans le pays, illustrant la fracture profonde de la société sud-coréenne. Certains de ses partisans ont exprimé leur mécontentement en menaçant les juges, tandis qu’une arrestation a eu lieu lors de tensions avec les forces de l’ordre.
Dans les mois à venir, la Corée du Sud devra gérer un processus électoral sous haute tension, avec un pays encore divisé, mais espérant pouvoir se relever d’une crise institutionnelle majeure.