Journée internationale du handicap 2025 : un appel mondial à l’inclusion et à la dignité

Chaque 3 décembre, la Journée internationale des personnes handicapées rappelle à la planète entière l’urgence d’un engagement collectif. Créée par les Nations unies en 1992, cette journée vise à renforcer la compréhension du handicap, promouvoir la dignité humaine et encourager la construction de sociétés plus inclusives. Elle met en lumière plus d’un milliard de personnes dans le monde vivant avec un handicap, visible ou invisible, et interroge notre capacité à garantir à chacun les mêmes droits, les mêmes opportunités et le même accès aux services essentiels.

Pour l’édition 2025, le thème retenu est « Favoriser des sociétés inclusives en situation de handicap pour faire progresser le progrès social ». Il invite les États, les institutions et les citoyens à repenser la manière dont l’inclusion est pensée au sein des écoles, des administrations, des entreprises et des infrastructures. L’Organisation mondiale de la santé, en première ligne sur ce sujet, insiste sur la nécessité de systèmes de santé accessibles, financièrement abordables et adaptés aux besoins spécifiques des personnes handicapées. Pour l’OMS, aucune société ne peut prétendre au progrès tant qu’une partie de sa population reste exclue ou marginalisée.

Le Gabon a célébré le 3 décembre 2025 la Journée internationale des Personnes Handicapées, réaffirmant son engagement en faveur d’une société inclusive à travers le discours de la ministre des Affaires sociales, Nadine Nathalie Awanang, qui a rappelé la ratification de la Convention internationale sur les droits des personnes handicapées et souligné que l’inclusion constitue un levier essentiel du développement durable. S’appuyant sur des avancées majeures comme le recensement national du handicap (2023–2024) ayant identifié près de 16 000 personnes, ainsi que les premières assises du Comité National d’Insertion des Personnes Handicapées (2025), la ministre a appelé à renforcer les politiques publiques dans l’éducation, l’accessibilité, la prise en charge sociale et l’insertion professionnelle. Malgré ces progrès, les témoignages de familles, tel celui d’un parent d’enfant autiste dénonçant le manque de structures adaptées et la persistance de croyances stigmatisantes, rappellent l’urgence d’un soutien réel et d’une sensibilisation accrue. La ministre a conclu en réaffirmant le soutien inconditionnel du gouvernement aux personnes handicapées, dont la dignité, les droits et l’inclusion constituent, selon elle, une exigence nationale pour bâtir un Gabon où personne n’est laissé pour compte.

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Être en situation de handicap ne signifie pas être diminué, cela renvoie avant tout à l’interaction entre une limitation individuelle et un environnement inadapté. Ce n’est donc pas la personne qui est « handicapée », mais la société qui, parfois, ne prévoit ni l’accessibilité, ni l’accueil, ni les dispositifs permettant à chacun d’évoluer dignement. Une rampe d’accès absente, une information non disponible en braille, une salle de classe non inclusive ou un employeur réticent peuvent faire basculer une personne dans une situation de handicap. Le handicap est donc moins une caractéristique personnelle qu’un révélateur des limites de nos environnements.

Au-delà des obstacles physiques et sociaux, la dimension psychologique reste souvent ignorée. Les personnes en situation de handicap affrontent régulièrement des sentiments de stigmatisation, d’isolement, de perte d’estime de soi ou d’anxiété liée à la discrimination. Le regard des autres, les barrières mentales, les préjugés persistants ont un impact aussi lourd que les obstacles matériels. Le combat est donc double, il s’agit autant de transformer les infrastructures que de transformer les mentalités. Promouvoir la santé mentale, offrir un accompagnement psycho-social et reconnaître les besoins émotionnels des personnes handicapées est indispensable pour leur permettre de se projeter, de participer et de s’épanouir pleinement.

 

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