Chaque 17 avril, le Gabon célèbre la Journée nationale de la Femme, une date symbolique instituée en 1998 pour commémorer l’entrée de la première femme gabonaise dans un gouvernement de la République. Plus qu’une journée de célébration, ce rendez-vous annuel constitue une occasion de mettre en lumière le rôle central des femmes dans la société et de rappeler les avancées – comme les défis – qui jalonnent leur quête d’égalité.
Étymologiquement dérivé du latin fēmĭna, signifiant « femelle », le mot « femme » a longtemps été associé à la maternité et à la sphère domestique. Mais aujourd’hui, la femme incarne bien plus qu’un rôle traditionnel : elle est une figure d’équilibre, une actrice de changement capable de conjuguer vie familiale, engagement professionnel et implication sociale.
Indulgente, sensible, lumineuse, la femme joue un rôle de pivot dans la construction du tissu social. Elle est ce maillon fort, longtemps relégué dans l’ombre, qui s’affirme désormais avec détermination sur tous les fronts : politique, économique, culturel et communautaire.
Soucieux de promouvoir l’égalité entre les sexes, le Gabon a ratifié plusieurs textes majeurs, dont la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF). À travers ces engagements, l’État gabonais garantit à ses citoyennes des droits fondamentaux : vivre sans violence ni discrimination, accéder à la santé, à l’éducation, à la propriété, à une rémunération équitable et au suffrage universel.
Les réformes engagées ces dernières années en matière de droit civil, de lutte contre les violences basées sur le genre ou encore d’autonomisation économique traduisent une volonté politique de consolider ces acquis. Mais de nombreux obstacles subsistent encore, et cette journée nationale est aussi un moment de mobilisation pour rappeler que l’égalité réelle reste un objectif à atteindre.
Un thème fédérateur pour l’édition 2025
Cette année, la Journée nationale de la Femme est placée sous le thème :
« L’engagement communautaire pour l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes ». Un appel fort à renforcer les politiques publiques inclusives, mais aussi à susciter une implication collective, au-delà des institutions : familles, écoles, entreprises, associations, leaders religieux et traditionnels. Car c’est bien dans les communautés, au plus près du quotidien, que se jouent les vrais leviers de transformation sociale.
Le 17 avril, la femme gabonaise est célébrée dans toute sa diversité : qu’elle soit mère, cheffe d’entreprise, artisane, étudiante, cadre, agricultrice, enseignante ou retraitée. Ce jour transcende les statuts sociaux pour rappeler une vérité essentielle : la femme est une richesse nationale, et sa pleine reconnaissance est un gage de progrès pour l’ensemble du pays.
En cette journée symbolique, le Gabon honore ses femmes, toutes ses femmes, celles qui bâtissent, soignent, éduquent, innovent, protègent, inspirent… Et qui, par leur force silencieuse ou leurs luttes visibles, ouvrent la voie à une société plus juste, plus équitable, plus solidaire.