C’est désormais officiel : le conclave chargé d’élire le nouveau souverain pontife débutera le mercredi 7 mai 2025 dans la Chapelle Sixtine, a annoncé le Vatican ce lundi. Cette décision fait suite au décès du Pape François, survenu le 21 avril dernier à l’âge de 88 ans, après plus de douze années d’un pontificat marqué par la réforme, la solidarité et un appel incessant à la paix.
Conformément à la Constitution apostolique Universi Dominici gregis, les cardinaux électeurs, au nombre de 135 cette année, tous âgés de moins de 80 ans, seront enfermés dans la Domus Sanctae Marthae. Coupés du monde extérieur, ils auront la tâche sacrée de désigner le 267ᵉ Pape de l’histoire de l’Église catholique.
C’est le cardinal italien Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican et l’un des «papabili» les plus cités, qui présidera les opérations du conclave, en sa qualité de cardinal le plus ancien dans l’ordre des évêques. Le scrutin se déroulera à huis clos et selon le rituel bien établi : plusieurs tours de vote par jour jusqu’à l’obtention d’une majorité des deux tiers.
Le monde entier aura les yeux rivés sur la cheminée de la Chapelle Sixtine. La fumée blanche, symbole ancestral, annoncera au monde entier l’élection du nouveau pontife, suivie de l’apparition du célèbre « Habemus Papam » depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre.
Ce conclave s’annonce particulièrement stratégique dans un monde confronté à des défis moraux, sociaux et géopolitiques majeurs. L’Église devra choisir entre la continuité du projet pastoral de François fait de proximité avec les plus vulnérables et de modernisation de l’institution, ou un retour à une ligne plus conservatrice.
Le profil du prochain pape pourrait également refléter la diversité croissante de l’Église : plusieurs voix s’élèvent pour un pontife issu d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine, afin de mieux représenter le visage global du catholicisme au XXIe siècle.