Journée internationale des veuves : plus de 17 000 personnes accompagnées par les Affaires sociales en deux ans

À l’occasion de la Journée internationale des veuves, célébrée chaque 23 juin sous le thème « Citoyenneté et accès aux droits », le ministère des Affaires sociales a présenté le bilan des actions menées par la Direction générale de la protection de la veuve et de l’orphelin. Entre 2024 et 2025, près de 17 280 veufs et veuves ont bénéficié d’un accompagnement administratif, juridique ou social.

S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée au siège du ministère à Libreville, la directrice générale de la Protection de la veuve et de l’orphelin, Pamela Barbe Virginie Koumba épouse Nwabyt, a indiqué que cette journée constitue une occasion de mieux faire connaître les dispositifs mis en place pour accompagner les personnes confrontées au veuvage.

« Pour cette 16ᵉ édition, nous avons choisi de placer le capital humain au centre de nos actions à travers des activités de citoyenneté, notamment des formations destinées aux responsables des associations œuvrant dans la protection des veuves et des orphelins ainsi qu’aux collaborateurs chargés de l’écoute, de l’orientation et de l’accompagnement de nos bénéficiaires », a-t-elle déclaré.

Ces formations porteront principalement sur les droits civils de la famille, avec un accent sur les régimes matrimoniaux, les options matrimoniales et les règles successorales, afin de permettre aux bénéficiaires de mieux connaître leurs droits.

La responsable a également expliqué que les services de la direction accueillent des profils variés. « Nous accueillons une grande diversité de personnes. Certaines viennent chercher des informations avant même de contracter un mariage afin de mieux comprendre les conséquences juridiques des différents régimes matrimoniaux. Nous recevons également des veuves légalement mariées, des veuves issues de mariages coutumiers ainsi que des femmes vivant en concubinage avec des enfants », a-t-elle précisé.

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Face aux nombreux conflits liés aux successions, la Direction générale privilégie d’abord la médiation entre les différentes parties. « Nous organisons des réunions afin de parvenir à un consensus et de faire appliquer le droit. Nous sommes également confrontés à des cas de spoliation d’héritage, de détournement de biens, de salaires ou d’avoirs bancaires. Tous ces actes sont réprimés par la loi », a rappelé Pamela Barbe Virginie Koumba épouse Nwabyt.

Selon les statistiques présentées, 12 920 conjoints survivants ont été enregistrés en 2024, portant à environ 17 280 le nombre total de personnes accompagnées sur les deux dernières années. La directrice générale a toutefois souligné que les usagers ne sont pas tous en situation de vulnérabilité économique. « Beaucoup viennent simplement solliciter une orientation ou des conseils juridiques », a-t-elle indiqué.

Pour bénéficier de cet accompagnement, les demandeurs doivent adresser une requête au ministre ou au secrétaire général du ministère, accompagnée notamment d’une pièce d’identité, d’un acte de décès, d’un acte de mariage et des actes de naissance des enfants concernés. Lorsque certains documents font défaut, notamment dans les cas de violences ou de conflits familiaux, des démarches de médiation et de vérification peuvent être engagées.

Présente à cette cérémonie, la ministre des Affaires sociales, de la Protection de l’enfance et de la Femme, Armande Longo épouse Moulengui, a insisté sur l’importance de garantir un accès effectif aux droits des veuves.

« Être citoyenne, c’est connaître ses droits et pouvoir les faire valoir. C’est accéder à la justice, aux pensions et aux prestations sociales sans humiliation ni détour », a-t-elle affirmé.

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La ministre a également annoncé plusieurs initiatives prévues en 2026, parmi lesquelles des formations juridiques et administratives, une immersion au Tribunal de Libreville pour mieux comprendre les procédures successorales, la vulgarisation du Guide juridique des héritiers légaux ainsi que des actions de solidarité destinées aux veuves vivant dans des conditions de grande précarité dans la capitale.

À travers ces différentes actions, les autorités entendent renforcer l’information juridique des citoyens, prévenir les conflits successoraux et améliorer la protection des veuves et des orphelins sur l’ensemble du territoire.

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