Réforme des partis politiques : l’UDIS anticipe l’échéance légale

À quelques semaines de la date limite imposée aux formations politiques gabonaises pour se conformer à la nouvelle législation en vigueur, Union pour la démocratie et l’intégration sociale (UDIS) a franchi une étape importante. Le parti a procédé, lundi à Libreville, au dépôt officiel de son dossier de régularisation auprès du ministère de l’Intérieur.

Cette démarche suit le cadre de l’application de la loi du 27 juin 2025, laquelle redéfinit les conditions d’existence des partis politiques au Gabon. Parmi les principales exigences figurent notamment un seuil minimal de 10 000 adhérents identifiés ainsi qu’une présence administrative clairement établie sur le territoire national.

Pour répondre à ces nouvelles obligations, les responsables de l’UDIS ont transmis un ensemble de documents destinés à démontrer la conformité du parti. Le dossier comprend, entre autres, des milliers de fiches d’adhésion accompagnées des identifiants personnels des militants, les textes fondateurs de la formation politique, des pièces financières et administratives, ainsi que les éléments attestant de ses activités électorales récentes.

Conduisant la délégation du parti, Lays Cynthia Amorissani a expliqué que cette procédure vise avant tout à confirmer la légalité et l’implantation effective de l’UDIS dans le pays. La responsable politique a également insisté sur la volonté du mouvement de se conformer aux règles institutionnelles établies par les autorités.

Créé par Hervé Patrick Opianga, le parti entend ainsi préserver sa capacité à participer aux futures consultations électorales dans un environnement politique marqué par un vaste processus de restructuration.

Alors que plusieurs formations politiques accélèrent actuellement leurs démarches administratives, le dépôt effectué par l’UDIS intervient dans un contexte de pression croissante exercée par les pouvoirs publics. Le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, avait récemment rappelé que les partis ne satisfaisant pas aux nouvelles dispositions pourraient perdre leur reconnaissance légale.

Lire Aussi:  Jean Gaspard Ntoutoume Ayi : ‹‹ Le 11 octobre, nous avons rendez-vous avec l’histoire ››

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *