À l’occasion de sa participation à la 32ᵉ édition de l’Investing in African Mining Indaba, organisée à Cape Town, le ministre gabonais des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, a échangé avec une délégation du groupe GENMIN, conduite par son président, Grec Illaman. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du suivi des investissements miniers du groupe au Gabon.
Selon les informations communiquées à l’issue de l’audience, les discussions ont porté sur l’évolution globale des projets de GENMIN dans le pays, avec un intérêt marqué pour le gisement de fer de Baniaka. Ce projet, présenté comme stratégique pour le secteur extractif national, devrait entrer en phase de production industrielle à l’horizon fin 2026, sous réserve de la levée de certains verrous techniques.
La question des infrastructures de transport, notamment ferroviaires, a occupé une place centrale dans les échanges. L’acheminement du minerai depuis le site de production reste un paramètre déterminant pour la viabilité économique du projet et conditionne sa capacité à atteindre un niveau de production soutenable sur le long terme.
Du côté des autorités gabonaises, le projet de Baniaka est perçu comme un levier important de diversification économique, dans un contexte de réduction progressive de la dépendance aux revenus pétroliers. Le ministre des Mines a rappelé l’engagement de l’État à accompagner les opérateurs miniers investissant dans des projets structurants, tout en veillant au respect des exigences environnementales et sociales.
Cette rencontre, tenue en marge d’un des plus grands rendez-vous mondiaux du secteur minier, traduit la volonté du Gabon de renforcer ses partenariats industriels et de positionner ses ressources minières comme un pilier de son développement économique futur.