Éducation nationale : une reprise des cours dans la confusion

À la veille de la date annoncée pour la reprise des cours, le climat reste pour le moins brouillé dans le milieu éducatif. Enseignants, parents et élèves peinent à s’y retrouver, tant les messages diffusés ces derniers jours se contredisent. Entre appels à la reprise et maintien de la suspension, l’Éducation nationale traverse une zone de fortes turbulences communicationnelles.

Réunis en assemblée générale ce week-end, une partie des enseignants du mouvement SOS Éducation a réaffirmé sa position : pas de reprise des cours tant que les négociations n’ont pas officiellement débuté et, surtout, tant que les leaders syndicaux Marcelle Libama et Simon Ndong Edzo ne seront pas libérés. Une ligne dure, assortie de décisions internes, notamment la désignation de neuf représentants dans chacune des provinces pour conduire les discussions à venir avec le Parlement. Mais sans calendrier précis pour un retour en classe.

Dans le même temps, le ministère de l’Éducation nationale a multiplié les interventions publiques. Chefs de circonscription et responsables d’établissements, à Libreville comme à l’intérieur du pays, se sont succédé dans les médias pour appeler à une reprise effective des cours dès ce lundi 26 janvier. Une mobilisation institutionnelle qui tranche avec la prudence, voire la fermeté, affichée par une frange du mouvement syndical.

La confusion s’est encore accentuée avec la tenue d’autres assemblées générales, cette fois sous la coordination du ministère. Plusieurs enseignants de SOS Éducation s’y sont déclarés favorables à la reprise, invoquant la signature récente du protocole d’accord de sortie de crise avec la ministre d’État, Camelia Ntoutoume Leclercq. Deux lectures, deux dynamiques, et au milieu, une communauté scolaire laissée dans l’incertitude.

Lire Aussi:  Gabon : Ruphin Ndjambou limogé de la tête de l’ANBG, Paule Mboumba Lassy nommée à sa place

Dès lors, une question s’impose : qui détient aujourd’hui la parole légitime sur la reprise des cours ? Entre décisions syndicales non consensuelles, injonctions administratives pressantes et négociations encore attendues, l’impression dominante est celle d’une cacophonie préjudiciable. Dans ce climat de flottement, élèves et parents demeurent les premiers otages d’une crise dont l’issue, plus que jamais, semble suspendue à une clarification urgente des positions.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *